
La vaccination des jeunes contre le papillomavirus (HPV) est en hausse. Après des débuts hésitants, la dernière campagne semble porter ses fruits, mais les objectifs sont loin d’être remplis. Explications.
De plus en plus de jeunes se sont fait vacciner contre le papillomavirus (HPV), suite à la campagne qui a eu lieu en 2024-2025 auprès de ceux nés en 2012, selon les derniers chiffres de Santé publique France.
Filles plus vaccinées que les garçons
Lors de la deuxième campagne de vaccination pour les jeunes nés en 2012, qui a eu lieu en 2024-2025, les autorités sanitaires ont constaté une hausse de 16 points chez les filles que ce soit pour une ou deux doses, et de 14 et 13 points chez les garçons, respectivement pour une et deux doses. En pourcentage, on note une couverture vaccinale pour les filles de 54 % et 43 % chez les garçons. Pour deux doses, elles étaient de 35 % chez les filles et 27 % chez les garçons.
Ces chiffres tiennent compte des actes pratiqués en collège et en ville. Santé publique France remarque que la part des injections en collèges reste faible, 13 % (11 % chez les filles, 14 % chez les garçons), avec un total de 116 541 vaccinations réalisées dans les collèges (et établissements médico-sociaux).
Disparités régionales
Le hic de cette campagne réside dans le fait qu’il existe encore de fortes disparités régionales. Et, une couverture plus faible dans les départements d’Outre-mer surtout et dans les régions Provence-Alpes-Côte d’Azur, Corse et Ile-de-France. En revanche, c’est en Bretagne qu’on observe les taux de vaccination les plus élevés.
Une couverture qui reste faible
Il ne reste plus, selon SPF qu’à continuer « les campagnes pour atteindre une couverture nationale acceptable. C’est-à-dire jusqu’à atteindre l’objectif de 80 % à l’horizon 2030 conformément à la stratégie décennale de lutte contre les cancers 2021-2030 ». Ce qui est loin d’être encore le cas.
Une nouvelle campagne contre le papillomavirus, combinée désormais avec une vaccination contre certaines infections invasives à méningocoques, est prévue de janvier à juin 2026 dans tous les établissements accueillant les adolescents âgés de 11 à 14 ans.
Chaque année, en France, plus de 6 000 nouveaux cas de cancers sont attribuables aux infections liées aux papillomavirus.
• La vaccination contre les papillomavirus, prévient jusqu’à 90 % des infections HPV à l’origine notamment de cancers (utérus, anus, ORL…). Elle est recommandée en France pour les adolescentes et adolescents de 11 à 14 ans révolus, avec rattrapage possible jusqu’à 26 ans.
• Depuis septembre 2023, tous les collégiens du public et de certains établissements privés sous contrat peuvent être vaccinés avec une prise en charge totale par l’Assurance maladie. Les parents doivent cependant donner leur autorisation. Depuis la rentrée 2024, la vaccination est proposée aussi aux 11-14 ans accueillis dans les établissements médico-sociaux.


























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