Une campagne sur les génériques

Le ministère de la Santé lance une grande campagne sur les génériques. Elle vise à inciter les médecins et les Français à les adopter. 

« Devenir générique, ça se mérite » : c’est le slogan de la campagne qui débute le 28 septembre. Relayée par la télévision, les radios et la presse durant trois ans, elle veut faire en sorte que les génériques soient mieux connus et que les utiliser devienne un réflexe.

« Les génériques ne sont pas encore considérés comme des médicaments comme les autres, ce qui n’est pas juste. déplore la ministre de la Santé, Marisol Touraine. En 2016, le taux de prescriptions par les médecins dans le répertoire des médicaments génériqués est de 44 %, nous sommes en progrès mais nous restons bien derrière nos voisins européens. »

Et en effet, par manque d’informations, encore trop de Français et de professionnels de santé continuent à s’interroger sur ces médicaments sans marques. Par exemple, les Français ne savent pas que 5 000 génériques peuvent soigner presque l’ensemble des maladies, y compris les plus graves comme le cancer et le diabète. Ils ne savent pas non plus toujours qu’un générique est un médicament qui a bénéficié de dix ans d’études scientifiques et de dix ans d’utilisation.

Certes, des progrès ont déjà été réalisés : 78 % des Français utilisent des médicaments génériques et parmi eux 93 % sont satisfaits.

Economiquement, le choix du générique n’est pas marginal. En cinq ans, leur utilisation a permis de réaliser 7 milliards d’euros d’économie.

En 2012, le système tiers payant contre générique a réservé la dispense d’avance de frais en pharmacie aux assurés qui acceptent la délivrance de génériques lorsqu’il en existe pour les médicaments qui leur sont prescrits. Grâce à cette mesure, les pharmaciens dispensent 8 fois sur 10 un générique en lieu et place d’un médicament princeps.

Mais une accélération doit être faite en ce qui concerne la mise sur le marché des génériques. 120 nouveaux groupes de génériques ont été créés en 2015 et 2016 notamment des anticancéreux, anti-inflammatoires, des traitements antirétroviraux et des traitements antifongiques. Mais la gamme doit encore s’étendre.

Pour le ministère, le taux de prescription à atteindre en 2017 devrait être de 50 %. C’est le but de cette campagne : convaincre les Français mais aussi et surtout les médecins.

www.medicaments.gouv.fr : un site qui répond à vos questions.