
La ministre de la Santé, Stéphanie Rist, l’a annoncé : les médicaments anti-obésité de la marque Wegovy et Mounjaro seront remboursés à partir de mi-juin. Après plus d’un an de négociations, le gouvernement et les laboratoires ont enfin trouvé un accord.
La longue attente de millions de Français souffrant d’obésité est enfin terminée. Les deux médicaments anti-obésité : le Wegovy (sémaglutide) du laboratoire danois Novo Nordisk et le Mounjaro (tirzépatide) de l’américain Eli Lilly, vendus en pharmacie depuis fin 2024, seront remboursés, à partir du 15 juin.
Ces traitements de nouvelle génération appartiennent à la famille des analogues du GLP-1. Ils sont prescrits à des patients en situation d’obésité pour leur faire perdre du poids. En effet, ces médicaments injectables miment les hormones de la satiété et ont une action coupe-faim. Conséquence ? Une perte de poids de 10 à 15 % en seulement quelques semaines et des effets favorables sur la santé cardiovasculaire, rénale… Problème ? En vente depuis fin 2024 sur ordonnance, ces traitements coutent entre 250 et 400 euros par mois et n’étaient pas remboursés.
Critères de remboursement
Ils pourront être prescrits pour la première ordonnance uniquement par les médecins spécialisés en endocrinologie, diabétologie et nutrition, et pour des patients qui ont déjà tenté les régimes, sans succès. Le renouvellement sera ensuite possible par les généralistes.
En théorie, le médicament sera pris en charge à 65 %, mais « pour la très grande majorité, ce sera un remboursement à 100 % », précise Stéphanie Rist, puisqu’il s’agit généralement de patients relevant du régime de l’affection de longue durée (ALD).
Pour qui ?
Les malades souffrant d’une obésité « massive » avec un indice de masse corporelle (IMC) supérieur à 40 ou supérieur à 35 (obésité « sévère ») avec une comorbidité, c’est-à-dire une autre pathologie grave, seront remboursés en complément d’un régime hypocalorique et d’une activité physique adaptée.

Wegovy et Mounjaro resteront accessibles aux autres patients, mais seront à leur frais. Ils doivent cependant être prescrits par un médecin spécialiste ou un généraliste.
En tout, cette nouvelle mesure devrait coûter « une centaine de millions d’euros » à l’Assurance maladie, selon la ministre de la Santé.

























