
Créés en 2019 pour améliorer l’accès aux soins dans les territoires isolés, les hôpitaux de proximité (HPR) souffrent aujourd’hui de la même fragilité budgétaire que l’ensemble du système hospitalier public, selon une étude de la Drees parue le 2 septembre.
A leur création en 2019, l’objectif était d’implanter ces hôpitaux de proximité (HPR) dans les territoires isolés, essentiellement ruraux. Pour améliorer l’accès aux soins dans ces territoires isolés. Début septembre 2026, la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees) a publié une étude sur ces établissements en en rappelant la définition. Les HPR « assurent le premier niveau de la gradation des soins hospitaliers. Et ils orientent les patients qui le nécessitent vers les établissements de santé de recours et de référence ».
Une réponse à la désertification médicale
En 2024, la France en compte 3 081, dont 85 % relèvent du secteur public. Ce qui représente donc 20 % de l’ensemble des établissements hospitaliers publics. Toujours selon ce bilan chiffré, plus d’un hôpital de proximité sur deux se situe en zone rurale. Et à peine 4 % sont installés en zone urbaine dense. Certains territoires enclavés dépendent presque exclusivement d’eux. En Haute-Corse, la distance moyenne entre les HPR et l’établissement de médecine le plus proche atteint par exemple environ 80 kilomètres.
Des patients âgés, une activité recentrée
Ces structures accueillent des patients plus âgés que la moyenne. « L’âge moyen des patients est de 70 ans, contre 50 ans pour l’ensemble des établissements publics non HPR. Et l’âge médian de 75 ans, contre 55 ans », précise la Drees. Autre particularité, ils sont majoritairement dotés d’un Ehpad. « 95 % des HPR publics sont dans une entité juridique avec au moins un Ehpad. »
Fragilité financière
Malgré leur rôle territorial reconnu, les HPR souffrent des mêmes problèmes financiers que l’ensemble des hôpitaux publics. L’étude est sans ambiguïté. Ils présentent « une situation budgétaire fragile. La détérioration de la situation financière des HPR s’explique par la dégradation du résultat d’exploitation, également observée dans l’ensemble des établissements hospitaliers publics. » La Drees alerte sur le fait que « cette faiblesse structurelle limite leur capacité à entretenir et moderniser leurs infrastructures ». Alors que ces hôpitaux représentent une réponse concrète aux déserts médicaux, les moyens qui leur sont alloués ne suivent pas leur mission spécifique.

























