
La ville de Strasbourg a été pionnière de l’activité physique adaptée (APA) sous l’impulsion du docteur Alexandre Feltz. Quel bilan, après plus de treize ans d’existence ? Christelle Sturtz-Froehlicher, adjointe chargée de la Santé et du Sport-santé, répond à nos questions.
Quels sont les bienfaits de l’APA ?
L’activité physique adaptée est bénéfique à tous les patients souffrant de cancers, d’affections chroniques ou de maladies cardio-vasculaires. Elle diminue de 30 % la mortalité prématurée, améliore le sommeil, permet de contrôler le poids, augmente l’endurance et la musculature, maintient le capital osseux… Et surtout, c’est un facteur majeur de lutte contre la récidive. Même une pratique légère à modérée a démontré ses bienfaits.
Quel bilan tirez-vous ?
Un bilan très positif à tous les niveaux. Pour les médecins, puisqu’ils disposent dorénavant d’une ressource connue pour orienter les malades. Pour les patients, avec des gains évidents en qualité de vie. Pour les clubs sportifs partenaires, qui ont développé une offre sport santé.
Toutes les régions ne sont pas logées à la même enseigne. Pourquoi ?
A Strasbourg, nous avons été moteurs et de nombreux territoires se sont engagés dans la démarche. Ils poursuivent et développent leurs initiatives, malgré les incertitudes budgétaires, car il n’existe pas de financement national par les pouvoirs publics ni par l’Assurance maladie. Or, pour que le système fonctionne, il faut qu’il soit organisé et financé. L’Etat a favorisé l’initiative en labellisant plus de 550 Maisons sport-santé (MSS), mais leur modèle économique reste fragile, dépendant notamment des financements locaux.


























