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La Sécurité sociale réduit encore ses remboursements

Le gouvernement a concrétisé les annonces faites fin juillet sur de nouvelles baisses de remboursement de la Sécurité sociale. © 123 RF
Le gouvernement a concrétisé les annonces faites fin juillet sur de nouvelles baisses de remboursement de la Sécurité sociale. © 123 RF

Le gouvernement continue de diminuer la prise en charge de l’Assurance maladie. Quatre décrets publiés au Journal officiel le 22 août actent une nouvelle série de baisses de remboursements. Médicaments, soins dentaires, dispositifs médicaux et transports sanitaires sont concernés. Autant de décisions qui vont automatiquement alourdir le budget santé des ménages.

L’été a été catastrophique sur le front de la protection sociale. Le gouvernement a concrétisé les annonces faites fin juillet sur de nouvelles baisses de remboursement de la Sécurité sociale. Quatre décrets ont été publiés au Journal officiel le 22 août 2026, avec une application dès octobre et au 1er janvier 2027.

Quelles sont les dépenses concernées ?

Les soins dentaires sont notamment concernés. Le ticket modérateur, c’est-à-dire la part restant à payer par les patients après le remboursement de l’Assurance maladie, augmente ainsi de 35 % à 50 % et de 45 % à 60 % selon les actes.

La prise en charge des médicaments à service médical rendu considéré comme « faible » ou « modéré » recule également fortement. Le reste à charge des patients passera désormais de 70 % à 85 %, et de 90 % à 97 % selon les produits.

Les transports sanitaires connaissent la même évolution, hors situation d’exonération. Et enfin, les dispositifs médicaux (pansements, matériel médical…) voient eux aussi leur ticket modérateur monter de 45 % à 50 %. 

Des franchises à 140 euros par an

Le gouvernement aurait également acté la hausse du plafond annuel des franchises médicales et des participations forfaitaires. Ces sommes, prélevées automatiquement par l’Assurance maladie sur les remboursements des patients, passeront de 100 à 140 euros par an. Et cette mesure entrerait en vigueur dès le 1er octobre. L’exécutif a certes revu légèrement à la baisse le plafond annoncé initialement à 200 euros. Mais il aurait prévenu qu’une indexation future sur l’inflation serait également envisagée.

Montée au créneau

La Mutualité française s’est de nouveaux insurgée contre ces mesures en publiant un communiqué le 1er septembre. Selon la fédération mutualiste, ces transferts sont évalués à 1,5 milliard d’euros d’économies pour l’Assurance maladie. Ce qui va représenter une charge supplémentaire pour les complémentaires santé de près de 1,7 milliard d’euros. « Une dépense transférée ne disparaît pas », rappelle l’organisation qui déplore « les répercussions sur les cotisations des adhérents ». « Plus grave, le reste à charge sera plus important pour les publics qui n’ont pas de mutuelle. Par exemple certains étudiants, retraités ou indépendants, puisque toutes ces diminutions de remboursement seront directement à la charge des malades. » Pour son président Eric Chenut « la santé n’est pas un produit de luxe ».