
Avoir un cœur en bonne santé est essentiel pour être au mieux de sa forme physique, psychologique et intellectuelle. Pour vivre pleinement, plus longtemps. Pourtant, les maladies cardiovasculaires représentent la deuxième cause de mortalité en France et la première
chez les femmes. Selon Santé publique France, elles provoquent chaque année près de 140 000 décès, 1,2 million d’hospitalisations et coûtent quelque 20 milliards d’euros. Un fardeau pour notre système de soins.
Les principaux facteurs de risque sont connus : hypertension, obésité, stress, sédentarité, diabète, tabagisme, hypercholestérolémie. Pourtant, les chiffres ne bougent pas. Et pour cause : notre système de santé reste construit autour du curatif. La France sait réparer les cœurs, mais peine encore à prévenir les maladies cardiovasculaires.
Les campagnes d’information sont limitées, les consultations de prévention insuffisamment développées, le sport sur ordonnance peu financé et les inégalités territoriales persistent. Pour y remédier, le Parlement a adopté, le 20 juillet, une loi visant notamment à généraliser le dépistage à des moments clés de la vie.
Chiffres clés
1re cause de décès dans le monde, les maladies cardiovasculaires sont responsables de près de 20 millions de décès en 2022, selon l’OMS (chiffres les plus récents).
3 millions de personnes environ vivent avec une maladie coronarienne en France, et 1,5 million souffrent d’insuffisance cardiaque (Ameli).
200 décès de femmes par jour environ sont dus à des maladies cardiovasculaires en France, première cause de mortalité féminine, devant le cancer du sein (Drees).

La prévention au cœur de la santé
Souvent silencieuses pendant des années, les pathologies cardiovasculaires pourraient être largement prévenues grâce à de bonnes habitudes de vie et à un dépistage précoce des facteurs de risque.

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Première cause de mortalité chez les femmes
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