A l’approche des élections européennes, France Assos Santé présente les résultats d’une enquête sur les attentes des Français vis-à-vis de l’Union européenne sur les questions de santé. Sans surprise, les citoyens attendent une Europe plus forte et plus protectrice sur le sujet. 

Les Français veulent une Union européenne plus protectrice des droits des malades et des usagers des systèmes de santé. 28 % d’entre eux font même de la santé une priorité de l’Europe, après les questions d’environnement, d’emploi et de sécurité. C’est ce que nous apprend l’enquête conduite par Csa pour le collectif France Assos Santé, qui réunit 80 associations de défense des droits des malades. 

Régulation

Plus précisément, les citoyens français ont de fortes attentes en matière de régulation face aux pratiques de l’industrie pharmaceutique, de transparence et aux politiques de prévention de la part de l’Europe. 

Ainsi 90 % des personnes interrogées estiment que l’Union européenne a un rôle à jouer pour mieux lutter contre les pénuries de médicaments. La même écrasante majorité pensent que l’Europe doit réviser sa législation concernant l’indemnisation des victimes de produits de santé. 

Transparence 

Aujourd’hui, sous couvert de secret des affaires, la négociation des prix des médicaments entre les Etats membres et l’industrie pharmaceutique est opaque pour les citoyens. France Assos Santé qualifie ce fonctionnement d’« omerta défavorable aux malades et aux usagers de la santé ». Selon l’association cette pratique qui « contribue à maintenir des prix excessivement élevés, constitue une menace pour les systèmes solidaires de santé et nuit à l’égalité de traitement entre citoyens européens pour l’accès aux médicaments innovants ». Les Français partagent cet avis, en effet, 91 % d’entre eux sont favorables à une obligation de transparence.

Prévention

Par ailleurs, 88 % des Français pensent que l’Union européenne doit mettre en place des mesures incitatives pour que les Etats membres investissent plus en prévention. Aujourd’hui, ils consacrent en moyenne 3 % seulement de leurs dépenses de santé aux politiques de prévention. 

Alexandra Luthereau