C’est la deuxième conférence en prévention santé organisée par le Fond’action Entrain.« La première était sur les addictions, en lien avec la Fédération des mutuelles de France et l’association la Santé de la famille », rappelait, en ouverture Pierre-Yves Allione, président du Fond’action Entrain.

Thème de cette année, l’épigénétique. « L’épigénétique est tout simplement la manière de moduler l’accès à la génétique », explique Sarah Dognin dit Cruissat, pharmacologue et nutritionniste, devant une salle où se pressaient plus de 120 participants.

« Notre organisme doit être en équilibre entre les besoins (sollicitations environnementales) et les ressources (alimentation, nutrition et oxygénation) », poursuivait-elle.

« Notre motivation est transportée par la dopamine qui nous aide à aller de l’avant, la noradrénaline qui nous aide à avoir un comportement social et la sérotonine qui, elle, est un frein pour nous aider à nous endormir. En fonction de ces trois données, nous allons déterminer notre activité et nos réactions. »

Activité physique, nutrition, sommeil, stress, selon Sarah Dognin dit Cruissat, chacun peut faire de son organisme un diamant. « Le diamant et le charbon sont faits de la même matière, s’amuse-t-elle. Dans le charbon, la matière est désorganisée, à la différence du diamant où tout est en ordre. A vous de vous organiser pour vous transformer en diamant et faire en sorte que votre organisme laisse passer la lumière… c’est ce que l’on appelle le bonheur ! »

Invité à la table ronde, Philippe Pujol, journaliste et écrivain, assure :  « Peut-on être libre et responsable de sa santé ? Certainement, mais encore faut-il que le système de santé nous le permette. Dans la réalité, on se rend compte qu’on est laissé aux décisions du corps médical, c’est notre système de santé qui est conçu ainsi. »

Pour Olivier Techec, président de Mutuelle Entrain, « les mutuelles ont l’ambition d’éviter au maximum le curatif en mettant en avant la prévention. Il y a aujourd’hui de plus en plus de prévention, mais la population n’est pas toujours réceptive. Deux raisons expliquent cela. La première est le frein économique, car faire de la prévention a un coût. On l’envisage encore comme “ dépense ” alors que l’on devrait y voir le “ coût évité ”. La deuxième raison est comportementale. Comment sortir d’une zone de confort et apprendre à manger différemment ? Pour moi, c’est en jouant sur ces deux facettes qu’on y arrivera… »

Et d’ajouter : « N’oublions pas pour autant de prendre du plaisir à vivre… »