Après la Journée internationale de sensibilisation sur les overdoses, qui a eu lieu le 31 août, les associations demandent que la naloxone, l’antidote spécifique des surdoses d’opioïdes (ces médicaments antidouleurs, soit disponible plus facilement.

Pour lutter efficacement contre les overdoses de médicaments contenant des opioïdes, responsables de plus de 500 décès par an, les associations souhaitent que, la naloxone prête à l’emploi, cet antidote spécifique des surdoses, soit plus largement disponible pour les usagers et leur entourage. Car, même si le phénomène n’est pas aussi spectaculaire qu’aux Etats-Unis (70 000 décès recensés en 2017), elle « nécessite la plus grande vigilance », a rappelé le ministère de la Santé lors de la Journée internationale de sensibilisation sur les overdoses. Les opioïdes sont les médicaments contenant de la codéine, du tramadol, de l’opium, de la dihydrocodéine, de la morphine, de l’oxycodone, du fentanyl ou de l’hydromorphone.

Trop compliqué d’obtenir de la naloxone

Les associations et les soignants déplorent une procédure trop compliquée et un manque de disponibilité de ce produit. Seule une pharmacie sur 40 en disposerait. De plus, il n’est remboursé qu’à 65%. D’autre part, il serait aussi nécessaire de fournir de la naloxone aux services d’urgence et de secours : police, gendarmerie, pompiers… pour qu’ils interviennent rapidement auprès du patient qui a fait une overdose aux opioïdes. « La naloxone a été plutôt perçue en France comme un médicament destiné aux consommateurs de drogue. Or, aujourd’hui, nous avons aussi le problème des patients devenus dépendants aux antidouleurs opioïdes. Si on veut avoir un impact sur les overdoses en général, on ne doit pas oublier cette population. » explique Nicolas Authier, directeur du Centre de la douleur au Chu de Clermont-Ferrand, dans le journal Libération.

Rappelons que 10 millions d’anti-douleurs ont été vendus en France en 2015 et la consommation ne cesse d’augmenter, d’après les derniers chiffres de l’Agence du médicament.