A chaque âge son alimentation. Les nourrissons, les enfants et adolescents, les femmes enceintes et allaitantes et les personnes âgées présentent des spécificités physiologiques qui justifient une alimentation adaptée. Sur ce constat, l’Anses a publié fin juin 4 avis d’expertise sur la nutrition de ces 4 populations spécifiques. Ces avis complètent les repères élaborés pour la population générale adulte en 2017, utiles pour la mise en place de mesures de santé publique garantissant une nutrition de qualité pour prévenir certaines maladies chroniques. 

La diversification alimentaire du nourrisson 

Entre l’âge de 0 à 3 ans, les nourrissons et tout-petits passent d’une alimentation fondée exclusivement sur le lait à celle d’aliments variés avec notamment des aliments solides. Dans une seconde phase de diversification, les enfants rejoignent la table familiale et ses repas. L’enjeu consiste alors à proposer à l’enfant des aliments variés pour favoriser l’acceptation de nouveaux aliments et réduire l’apport en sucres. Plus précisément, l’Anses recommande un début de la diversification entre 4 mois révolus et avant 6 mois, d’offrir un maximum d’aliments variés entre 5 et 18 mois, de présenter plusieurs fois un aliment initialement refusé, d’accorder de l’importance au moment des repas. 

Entre 4 et 17 : gare aux sucres 

Niché dans de nombreux aliments transformés (même ceux estimés “salés”), le sucre est un fléau pour la santé, si consommé en quantité importante. Concernant les enfants à partir de 4 ans, l’Anses met l’accent sur deux axes prioritaires : les boissons sucrées et les pâtisseries-biscuits-gâteaux, fréquemment proposés au moment du goûter. L’agence propose des alternatives à ces repas trop sucrés et à l’apport nutritionnel faible : les produits laitiers sans sucres, les fruits frais (non transformés) et les fruits à coque. L’Anses rappelle l’importance des produits faits maison, dont on peut limiter les apports en sucres. 

Femmes enceintes et allaitantes : veiller aux besoins du foetus, du nouveau-né et de la mère 

Les produits laitiers, les fruits et légumes et les poissons sont des aliments bénéfiques tant pour la santé de la mère que de l’enfant. Ils sont d’autant plus recommandés que consommer ces aliments permet également de couvrir les besoins en certains nutriments indispensables pour ces populations tels que le fer, l’iode, la vitamine B9 (acide folique), et vitamines A et C pour les femmes allaitantes. 

Personnes vieillissantes : activité physique au programme 

Avec l’âge, les besoins énergétiques diminuent. Pour les personnes qui souhaitent conserver la même consommation, il est alors recommandé d’augmenter son activité physique. Sans compter que, on ne le dira jamais assez, l’activité physique contribue à une plus grande protection contre les maladies non transmissibles et notamment celles liées à l’avancée en âge comme la sarcopénie, l’ostéoporose et le déclin cognitif.

Dans le cas, où les personnes vieillissantes ne peuvent pas augmenter leur activité physique, l’Anses recommande de réduire légèrement les portions pour certains aliments sauf les fruits, légumes, poissons, mollusques, crustacés et féculents complets.