Passionné par les abeilles, Lionel Mongourdin exerce à plein temps le métier d’apiculteur, depuis 2009. Il travaille en suivant trois maîtres mots : le partage de savoirs, des valeurs solides et une diversification constante de ses activités.


Comment un apiculteur et une mutuelle ont-ils pu se rapprocher ? « J’ai entendu parler de la Mutuelle Entre-nous par une personne qui y travaille, qui a fait connaître mon activité aux responsables. Nous avons constaté que nous partagions de nombreuses valeurs », débute Lionel Mongourdin, apiculteur à Meyrieux-Trouet, en Sa-voie. En effet, alors que la mutuelle réduit son impact environnemental en recyclant le papier* notamment, l’une des préoccupations principales de l’apiculteur est la protection de l’environnement. « Nous utilisons uniquement des contenants en verre pour nos miels. » Hors de question pour lui d’utiliser du plastique, « qui sera de toute façon bientôt interdit », précise-t-il. Lionel Mongourdin respecte le cahier des charges du label biologique, bien qu’il ne l’ait pas demandé. Une autre manière pour lui de protéger et de respecter la nature. Il met aussi un point d’honneur à valoriser tous les produits de la ruche, comme la cire, qu’il fait fondre pour la réutiliser sur les cadres des ruches. En fait, tout se valorise ! Et ses ruchers sont évidemment pas à l’écart des grandes cultures, pour éviter toute exposition aux pesticides.

Pérenniser l’entreprise

« Le travail sur les ruches s’étend de mars à octobre, détaille l’apiculteur. Il faut alors suivre les différentes périodes de floraison des arbres, parfois très courtes, pour que les abeilles puissent récolter leur nectar. Pour l’acacia, par exemple, cela ne dure que deux semaines. » Une fois produit, le miel est stocké dans des fûts en acier inoxydable avant la mise en pot. La commercialisation de la production est plutôt gérée par son épouse Christine. « Cela passe par la vente directe sur les marchés, mais aussi en station de ski et via les comités d’entreprise, comme avec Entre- nous, qui nous a passé commande pour faire ses cadeaux de fin d’année aux entreprises. »

En moyenne, l’apiculteur produit dix tonnes de miel par an. Mais cela varie grandement d’une année sur l’autre. Il travaille donc à la diversification de son exploitation. Entre avril et septembre, il propose des stages de formation à l’apiculture aux apiculteurs novices et aux plus confirmés. Il envisage d’ailleurs de rénover un bâtiment de son exploitation pour en faire un gîte : « Cela permettra de loger les personnes qui viennent de loin pour les deux jours de stage. » Il pense aussi proposer un service de location de ruches aux entreprises… Il bourdonne d’idées pour pérenniser davantage son entreprise. La mutuelle est sensible à son activité, notamment aux bienfaits sur la santé de ses produits naturels.  

Sihem Boultif