Alors que la crise épidémique bouscule le quotidien de tous les Français, elle pèse tout particulièrement sur les personnes les plus précaires. Un certain nombre de mesures gouvernementales ont été mises en place pour développer l’aide alimentaire. Les associations ont besoin de tous.

Le Gouvernement a annoncé le jeudi 23 avril avoir mobilisé plus de 39 millions d’euros pour l’aide alimentaire et les besoins de première nécessité des plus fragiles. Du fait de la crise du Covid-19, les réseaux d’aide alimentaire font face à des dépenses logistiques plus importantes et à une augmentation sensible des besoins en denrées alimentaires pendant que certains territoires connaissent de réelles situations d’urgence.

L’épidémie de Covid-19 a, en effet, fortement perturbé les distributions alimentaires traditionnelles qui concernaient déjà environ 5,5 millions de Français. Certains ménages font face à des dépenses plus importantes du fait du confinement. L’absence de cantine fait par exemple supporter à de nombreuses familles une charge financière supplémentaire pour faire déjeuner leurs enfants. D’autre part, de nombreux ménages ont vu leurs revenus s’effondrer du fait de la situation épidémique. Chaque jour, dans certains départements, les files s’allongent de personnes ayant perdu leur travail, obligées de recourir pour la première fois à l’aide alimentaire.

Des chèques services alimentaires

Depuis le 1er avril, un dispositif exceptionnel de distribution de chèques services a été mis en place. Ils permettent d’acheter directement des produits d’alimentation et d’hygiène. Le dispositif a été renforcé le 19 avril avec un doublement des chèques services pour les territoires les plus impactés par la crise comme l’Ile-de-France et l’outre-mer. Au total, 2,9 millions de chèques devraient être distribués principalement dans les régions parisienne, lyonnaise, marseillaise et dans les Dom-Tom. Près de 100 000 foyers seront ainsi concernés par cette aide pour un équivalent moyen de 105 € par foyer pour un mois.

La distribution de cette aide d’urgence sera effectuée par les collectivités et principalement les centres communaux d’action sociale, en lien avec les réseaux associatifs locaux.

« Dans la période de crise que traverse notre pays, l’aide alimentaire est apparue comme un élément indispensable à la cohésion sociale, à l’accès aux besoins essentiels et à une obligation impérative en faveur des plus démunis. Les mesures annoncées par le Gouvernement vont dans le bon sens et permettront aux Banques alimentaires et à leurs associations partenaires de faire face, bien sûr, aux coûts supplémentaires engendrés par la crise sanitaire et de répondre aux besoins croissants, mais également d’amortir les conséquences de cette crise dans les mois à venir », témoigne Jacques Bailet, président du réseau des Banques alimentaires.

La situation est aujourd’hui difficile pour l’ensemble des Français. Mais pour certains, elle est dramatique. C’est le moment pour ceux qui le peuvent et qui le souhaitent de soutenir les associations sur le terrain.

Les Banques alimentaires

Le Secours populaire