La Haute Autorité de santé (Has) ne recommande pas les tests sérologiques – ceux qui recherchent les anticorps dans le sang – à grande échelle, car, dans l’état actuel des connaissances, avoir été en contact avec le virus ne garantit pas l’immunité.

Trop d’incertitudes sur l’immunité

Les tests sérologiques, c’est-à-dire ceux qui détectent, par une prise de sang, des anticorps pour savoir si vous avez été en contact avec le virus du Covid-19, « ne permettent pas de statuer sur une potentielle immunité protectrice ni a fortiori sur sa durée. Et ils n’apportent pas d’information sur la contagiosité », écrivent les experts de la Haute Autorité de santé (Has).

Et, à la veille du déconfinement, pour ceux qui souhaitent réaliser le test pour se rassurer, elle ajoute : « Les tests ne peuvent aujourd’hui pas permettre d’établir un passeport d’immunité à des fins de déconfinement. »

Les tests sérologiques ne sont pas faits pour rassurer la population, selon la Has

 « Mal utilisés, les tests pourraient induire en erreur les patients sur leur immunité, insiste la Has. Un relâchement sur les mesures barrières et la distanciation sociale pourrait ainsi augmenter le risque d’une nouvelle vague épidémique. »

L’autorité de santé nuance son propos. Les tests sérologiques seront utilisés dans certaines situations spécifiques : le personnel soignant ou employé dans les hpad, les internats, les prisons, les casernes, etc.

Pour l’instant, seuls les tests virologiques (par prélèvement nasal) demeurent la référence pour le diagnostic précoce d’infection au Covid-19.