Tous les espoirs sont permis du côté des traitements anti-Covid, surtout pour les patients hospitalisés à haut risque de développer une forme grave. Une autorisation de mise sur le marché (AMM) vient d’être délivrée pour certains de ces médicaments. Pour les autres, il faudra attendre fin 2021-début 2022.

Ceux qui sont désormais autorisés sont les anticorps monoclonaux Ronapreve, Regeneron et l’association bamlanivimab/etesevimab. Un vent d’optimisme, près de deux ans après le début de la pandémie et les balbutiements du début pour soulager les malades hospitalisés. Car, jusqu’à aujourd’hui, l’oxygénothérapie et la dexaméthasone (cortisone) sont les seuls traitements à avoir démontré une efficacité pour agir sur les fameux orages cytokiniques déclenchés par l’organisme chez les personnes placées sous assistance respiratoire.

Réduire le risque d’hospitalisation

Les premiers essais ont démontré que ces antiviraux ciblant la protéine Spike réduisait de manière significative le risque d’hospitalisation et de décès quand ils sont administrés au tout début de l’infection, au moment où la charge virale est la plus élevée. Autre espoir dans les prochains mois : une nouvelle génération d’anticorps monoclonaux qui pourront être administrés sous une autre forme, pour aider au confort du malade.

Des traitements pour les patients ne répondant pas à la vaccination sont également à l’étude.

Et, aussi

La recherche avance tous azimuts. Des traitements ne ciblant pas uniquement la protéine Spike du virus mais des enzymes, comme les protéases ou l’ARN polymérase, pour les empêcher de se multiplier une fois le cellules humaines infectées ont donné de bons résultats.

La piste des immunomodulateurs pourrait aussi donner de bons résultats pour les patients atteints de formes sévères de la maladie.