L’étude du Centre national d’étude contre le cancer (Circ) démontre que l’épidémie de cancers de la thyroïde serait due à un surdiagnostic. Plus de 500 000 personnes dans le monde en auraient été victimes.

Epidémie ou tout simplement surdiagnostic des cancers de la thyroïde dans les pays développés ? L’étude du Centre national d’étude contre le cancer (Circ) tend à démontrer que, depuis vingt ans, plus de 500 000 personnes dans le monde en auraient été victimes.

En France aussi, on note ce phénomène. Le surdiagnostic concernerait entre 70 et 80 % des cancers de la thyroïde. D’autant que les traitements proposés sont souvent très lourds : ablation de la thyroïde mais aussi souvent des ganglions du cou, radiothérapie… Alors que, d’après l’étude, ces petits cancers n’ont que très peu de chance d’évoluer. Une surveillance rapprochée notamment par imagerie médicale serait plus efficace et moins invasive.

Le Circ appelle donc à la vigilance et à la dédramatisation. D’après l’étude, les Etats-Unis, la France, l’Italie sont les pays les plus touchés par le surdiagnotic notamment en raison du développement de l’échographie.

Les cancers de la thyroïde ne sont pas les seuls a être touchés par le surdiagnotic. En 2012, l’assurance-maladie avait tiré la sonnette d’alarme sur un test de dépistage du cancer de la prostate, utilisé trop « massivement ».