
Un dépistage généralisé du cancer du poumon, première cause de mortalité par cancer en France, sera mis en place d’ici à 2030, a annoncé la ministre de la Santé Stéphanie Rist. Il sera expérimenté dès le mois de mars : « Plus de 20 000 personnes volontaires pourront être dépistées de façon ciblée. »
« Le but étant d’avancer réellement vers ce dépistage de masse. Comme nous le faisons pour le cancer du sein ou pour le cancer du côlon », poursuit la ministre. En 2022, la Haute autorité de santé (HAS) avait déjà donné un avis favorable à une expérimentation.
Dépistage par scanner
Le dépistage s’appuiera sur un scanner des poumons, à faible dose. Chez les personnes fortement exposées au tabac, et volontaires, précise la ministère de la Santé. « Il s’agira de personnes de 50 à 74 ans, fumeurs et ex-fumeurs (sevrés depuis moins de 15 ans). Avec, par exemple, une consommation tabagique cumulée d’au moins 20 paquets année. »
Cancer du poumon : très meurtrier
Huit fois sur dix, le tabac est la cause du cancer du poumon. Il est l’un des plus meurtriers en France, avec 53 000 nouveaux cas diagnostiqués chaque année et 30 400 décès. Dépisté tôt, ce cancer aurait un meilleur pronostic. Le dépistage précoce pourrait réduire d’environ 20 à 25 % la mortalité liée à ces cancers.
Si leur taux d’incidence tend à se stabiliser chez les hommes (- 0,3 % entre 2010 et 2023), il augmente de façon préoccupante chez les femmes (+ 4,3 % sur la même période). Le tabagisme reste en effet le principal facteur responsable de près de 80 % des cas diagnostiqués.
Stéphanie Rist a également annoncé « un autre dépistage, pour cibler les personnes qui sont à haut risque de cancer du sein ».
A noter : En 2025, l’Institut national du cancer a lancé un grand programme pilote sur le dépistage du cancer du poumon, nommé « Impulsion ».

























