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Vapoter comporte des risques pour la santé

La cigarette électronique doit être envisagée « uniquement comme solution transitoire pour arrêter le tabac », recommande la dernière étude de l’Anses. © 123RF

Environ 3 millions de personnes vapotent quotidiennement en France. Mais sont-elles au courant des risques de la cigarette électronique sur la santé ? Une étude de l’Anses lève le voile.

L’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) publie un rapport sur les risques liés au vapotage et à l’inhalation des substances contenues dans les e.liquides ou rejetées par le vapotage. Conclusion ? La cigarette électronique doit être envisagée « uniquement comme solution transitoire pour arrêter le tabac ». Et les non-fumeurs, en particulier les jeunes, ne doivent pas être incités à en consommer. Car ce n’est pas un produit anodin.

Des risques « probables » pour la santé

Des risques « probables  » sont pointés dans l’étude entre l’utilisation d’e-cigarettes contenant de la nicotine et une augmentation de la fréquence cardiaque, de la pression artérielle ou de l’afflux sanguin. Ainsi qu’une altération des vaisseaux sanguins. Ces désagréments cessent à l’arrêt du vapotage.

Les données disponibles ne permettent pas de conclure à un possible effet cancérogène de la cigarette électronique à ce jour.

Anses

« Les effets de la nicotine sont bien connus et ont été documentés avec d’autres substituts, mais on retrouve aussi des effets similaires dans le cadre du vapotage sans nicotine », précise Thibault Mansuy, coordinateur de l’expertise à l’Anses.

Les arômes aussi sont dans le viseur. Car lors du vapotage, ce liquide chaud libère des substances potentiellement dangereuses sur le plan cardio-respiratoire.

Le rapport note un risque « possible » de survenue de BPCO, maladie chronique respiratoire. Et des effets sur le développement cardiovasculaire et respiratoire du fœtus exposé in utero, avec ou sans nicotine. Quant au cancer, aucune étude n’a mis en évidence la survenue de tumeurs liées au vapotage. « Les données disponibles ne permettent pas de conclure à un possible effet cancérogène de la cigarette électronique à ce jour. »

Une solution transitoire

Le vapotage doit rester une alternative pour arrêter de fumer. Il ne doit pas se transformer en habitude. Or, « ces données montrent que le vapotage est une habitude bien ancrée, alors qu’elle devrait être transitoire », indique le rapport.

Chez les adolescents, c’est l’effet de mode qui est en avant avec une appétence pour les produits au goût fruité. A cet âge, un tiers des utilisateurs de cigarettes électroniques n’a jamais fumé. L’Anses déconseille donc « toute forme de banalisation » du vapotage. L’agence rappelle l’importance de « l’application effective de l’interdiction de vente aux mineurs ». Et, de la publicité et de la promotion des produits du vapotage.