La crise sanitaire a entraîné de nombreux bouleversements, parmi lesquels l’organisation de la prochaine assemblée générale de Mutuelle Entrain. Elle a aussi révélé l’importance de la proximité. Entretien avec Didier Auger, vice-président de Mutuelle Entrain, chargé de l’animation politique.

Vous êtes en charge, en tant que vice-président, de l’animation politique. En quoi cela consiste-t-il ?

Mutuelle Entrain, issue du regroupement de 18 mutuelles, a la particularité d’être très implantée régionalement. Mon rôle est d’organiser la proximité avec l’ensemble des élus de nos sections. Ces dernières ont un rôle important, puisqu’elles assurent la relation avec les instances régionales de la Sncf et les partenaires tels que les comités sociaux et économiques (Cse), les associations cheminotes… Nous réunissons deux ou trois fois par an les présidents de section. Nous devons assurer un contact permanent et leur donner les moyens d’avoir toutes les informations relatives à la vie de la mutuelle.

Parlez-nous du projet d’amélioration de la communication entre les instances nationales et les sections.

Nous avons lancé un premier groupe de travail qui va réaliser un état des lieux du fonctionnement de chacune de nos sections et étudier les axes d’amélioration en matière de circulation d’information. Un deuxième groupe, déjà constitué, recense les moyens existants pour faciliter cette circulation descendante (du conseil d’administration, bureau national et assemblée générale vers les sections) et montante (du terrain vers les instances nationales).

Quelles conséquences a eu  la crise sanitaire sur la vie démocratique de la mutuelle ?   

Les conditions sanitaires ont bouleversé l’organisation de notre assemblée générale annuelle à plusieurs niveaux. En amont de chaque AG sont organisées des assemblées de sections, lors desquelles sont élus les délégués, dont un tiers est renouvelé. Ces assemblées n’ont pu, malheureusement, se tenir normalement. Nous avons donc décidé d’organiser ces élections par un vote électronique.

Et l’assemblée générale initialement prévue en juin à Tours a dû être reportée… 

Effectivement, nous avons dû revoir l’organisation de notre AG. Nous avions le choix de la maintenir en visio. Mais nous avons privilégié le présentiel et la possibilité d’avoir de vrais échanges conviviaux. Nous l’avons donc reportée au 22 septembre à Paris. Une seconde est prévue dans le courant du mois de novembre. Nous y discuterons de l’évolution de l’offre, notamment la possibilité de proposer une offre seniors pour répondre à l’évolution de notre portefeuille d’adhérents et de l’évolution de l’entreprise Sncf. Et, par conséquent, aux besoins des cheminots.

Pourquoi deux moments distincts ?

Dès le départ, nous voulions aborder cette question de l’offre seniors lors d’une AG dédiée.

Par ailleurs, tous les ans, le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (Plfss) est discuté tardivement dans l’année, alors que certaines dispositions peuvent impacter les mutuelles, notamment concernant l’évolution des tarifs. Cela nous impose souvent de faire une seconde AG.

La crise a-t-elle réveillé le militantisme mutualiste ?

Cette crise a fait prendre conscience de notre besoin de solidarité et de celui de se retrouver, ne serait-ce que par téléphone. C’est tout le sens de l’opération menée avec le département Prévention pendant le confinement.

Nous avons mis en place un dispositif d’appels téléphoniques vers nos adhérents les plus âgés et les plus fragiles.