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Alimentation

J’aime Boc’oh : l'aventure solidaire

Baptiste Bourdeau, 32 ans a créé, il y a 4 ans, l'association J’aime Boc’oh qui commercialise des confitures issues de fruits de récupération. Une façon de lutter contre le gaspillage.« Cerise sur le bocal », sept personnes en insertion ont été embauchées depuis.

La lutte contre le gaspillage, Baptiste Bourdeau en a fait un art de vivre. En 2016, alors qu'il revient de l'étranger, il se lance dans une aventure solidaire « qui lui donne envie de se lever le matin ». Il rentre en contact avec des entreprises de sa région (Chambéry/Savoie) qui sont prêtes à jouer le jeu de la récupération des fruits et légumes. C'est ainsi qu'est né J'aime Boc'oh.

Décrivez-nous votre association 

J’aime Boc’oh est une conserverie solidaire à Cognin (73), qui produit des confitures et des chutneys de fruits et de légumes. Les confitures et chutneys mélangent fruits, légumes, oléagineux et épices. Tous les fruits et les légumes sont récupérés auprès des grandes surfaces, des producteurs locaux et du Marché d’intérêt national de Grenoble. Nous avons également conclu une accord avec la Banque alimentaire pour gérer ses surplus.

Quel est son fonctionnement ?

Nous sommes cinq salariés pour la gestion, l'organisation mais nous avons embauché sept personnes en insertion, que nous formons, pour travailler en cuisine ou en boutique, par exemple. Une trentaine de bénévoles nous ont rejoints.

« L'esprit récupération » ne s'arrête pas là, car nous utilisons une cuisine qui ne sert qu’une fois par mois pour fabriquer les produits. Les confitures et chutneys sont vendus en circuit court. J’aime Boc’oh est aussi membre du Réseau Cocagne innovation, et peut se développer à travers ce réseau, tout en permettant aux Jardins de Cocagne d’avoir une activité supplémentaire dans l’agroalimentaire. Nous animons des apéros, organisons des dégustations, des ateliers pour nous faire connaître mais aussi pour partager un moment avec les gens.

D'ailleurs, les participants trouvent que c'est incroyable que l'on puisse réaliser des produits de qualité avec des fruits et légumes destinés à être jetés, surtout en y incluant la dimension sociale.

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