
Ce métal lourd cancérogène s’est incrusté dans nos assiettes. Si les alertes récentes des autorités sanitaires ont remis le cadmium sur le devant de la scène, cela fait pourtant des années que les autorités sanitaires tirent la sonnette d’alarme.
Des risques connus depuis longtemps
Présent naturellement dans les sols, le cadmium a vu sa concentration exploser avec l’industrialisation et l’usage massif d’engrais phosphatés en agriculture. L’alimentation constitue aujourd’hui la principale cause d’exposition. Or, les dangers de ce métal lourd sont connus depuis longtemps. Classé comme « cancérogène avéré pour l’homme », le cadmium provoque, en cas d’exposition prolongée, des atteintes rénales, osseuses, des effets sur la reproduction et des cancers broncho-pulmonaires. Dès 2021, Santé publique France alertait également sur le rôle du cadmium dans l’augmentation des cancers du pancréas – une pathologie qui, selon la Société nationale française de gastro-entérologie, pourrait devenir la deuxième cause de mortalité par cancer dans les années 2030-2040.
Aliments de grande consommation
Certains produits, comme les abats, les fruits de mer, les coquillages, ou encore les graines de tournesol en contiennent davantage. Mais le danger provient essentiellement d’aliments moins contaminés mais consommés plus couramment : les céréales (riz, blé) et leurs dérivés (pains, pâtes, biscuits), ainsi que les pommes de terre. Selon l’étude de l’Association santé environnement France (Asef) cette « imprégnation qui touche 47 % des adultes est également particulièrement inquiétante pour les enfants dont 18 % dépassent déjà la concentration critique de cadmium urinaire définie par l’Anses ; notamment chez ceux qui mangent des céréales au petit déjeuner. Ce métal lourd « est un poison silencieux dont l’exposition est aujourd’hui banalisée : il est temps d’en faire un vrai enjeu de santé publique », ajoute l’Asef.
Comment se protéger ?
Il est recommandé de privilégier une alimentation biologique. Dans ce mode de production, l’usage des engrais phosphatés est exclu. Une étude de référence, parue en 2014 dans le British Journal of Nutrition, a démontré que les cultures bio contenaient en moyenne « 48 % de cadmium en moins » par rapport à la production conventionnelle.
UN CHOCOLAT AU GOÛT AMER
L’enquête a fait grand bruit. En juin, Que Choisir révélait que « les tablettes et autres confiseries à base de cacao peuvent afficher des teneurs élevées en cadmium, un élément nocif pour la santé ». La contamination vient directement du cacao, dont la teneur en cadmium dépend des sols. « Ce métal est naturellement présent dans la croûte terrestre, mais ses concentrations sont plus élevées dans certaines régions du globe, comme le Maroc ou l’Amérique latine. » Or, ces zones ont davantage développé la production de cacao bio et équitable, ce qui explique « les mauvais résultats, sur ce critère, des références bios et équitables ».


























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