A La Ciotat, la Cnm entame un cycle de partenariats. Le président de la mutuelle a reçu les représentants de l’association Centaure et de la Maison de la construction navale à fin du mois d’octobre.


C’est une rencontre informelle et néanmoins décisive qui s’est tenue dans les locaux de la construction navale de la Mutuelle Cnm La Ciotat. Patrick Morin, président de cette dernière, y recevait Jacques Middione, président de l’association Centaure, et Marcel Pastorino, vice-président de la Maison de la Construction navale. Tous les trois se sont connus aux chantiers navals de
La Ciotat, fermés à la fin des années 1980. Depuis, ils n’ont jamais cessé de graviter les uns autour des autres. Mais, pour la première fois, les voilà prêts à concrétiser une mise en com mun. Alliés historiques, ils deviennent partenaires. « Chacune de nos structures détient une pièce du puzzle,  l’expertise santé pour l’une, celle des risques liés au travail pour l’autre, et le volet historique pour la dernière. Ensemble, nous sommes tout ça à la fois. C’est ça, la solidarité », explique Patrick Morin. Centaure mène un combat pour défendre les victimes de l’amiante. En s’alliant à la Cnm et à la Maison de la construction navale, l’association entend peser plus lourd auprès des décideurs, et élargir le débat à l’ensemble des produits nocifs. Une démarche fédératrice, à décliner avec d’autres problématiques très actuelles, le stress ou les ondes électromagné- tiques, par exemple. « Comme pour l’amiante à l’époque, nous ne savons pas aujourd’hui mesurer certains risques », précise Jacques Middione. Et l’histoire pourrait se répéter. « De la même manière, ces questions de santé publique ne concernent pas que les travailleurs mais tout un environnement », ajoute Marcel Pasto- rino. Même constat pour Patrick Morin. « Elles ne sont pas l’apanage que des anciens ni de nos adhérents, mais aussi de la jeunesse. Il s’agit de sensibiliser aux enjeux de demain,via les dangers du passé. A nous trois, et pourquoi pas avec d’autres », conclut-il. Les premières actions communes devraient prendre forme au premier semestre 2019. 

Laureen Borghese