
85 % des Français tiendront compte des propositions des candidats en matière de santé, selon la Mutualité Française. La fédération mutualiste rappelle également l’attachement des citoyens envers leur système de protection sociale.
A sept mois de l’élection présidentielle de 2027, la santé et la protection sociale s’imposent dans le débat public. 85 % des citoyens déclarent qu’ils tiendront compte des propositions des candidats dans ces domaines au moment de voter. Ce chiffre a été communiqué par la Mutualité Française à l’occasion d’une conférence de presse le 23 septembre 2026.
Attachement à la protection sociale
Les Français restent par ailleurs profondément attachés à leur système de protection sociale, comme l’a rappelé la fédération mutualiste. 93 % d’entre eux ont exprimé cet attachement au moment de la consultation citoyenne des Etats généraux de la santé et de la protection sociale. Avec plus de 2,2 millions de réponses recueillies, cette démarche est notamment portée par la Mutualité Française.
77 % des Français ont du renoncer à des soins
Au cours de sa conférence de presse, la fédération a également diffusé son Carnet de santé de la France pour 2026. Document annuel qui contient les dernières données en matière d’accès aux soins, et qui se base notamment sur le baromètre Odoxa réalisé en juin 2026. Parmi les données les plus édifiantes, le document met en lumière une dégradation préoccupante de l’accès aux soins. 77 % des Français déclarent ainsi avoir dû renoncer à des soins. Ce qui représente 12 points de plus qu’en 2025. Et les 18-24 ans apparaissent parmi les plus exposés. Au cours des douze derniers mois, 84 % d’entre eux déclarent avoir renoncé à des soins, une progression de dix points en un an.
Les obstacles cités par les personnes concernées sont nombreux. 67 % d’entre eux pointent la difficulté à trouver un professionnel de santé acceptant de nouveaux patients. Les délais de rendez-vous constituent un frein pour 61 % des répondants. Et les raisons financières sont également en progression. 40 % des Français avancent cette raison, soit cinq points de plus en un an.


























