
A l’occasion de sa conférence de presse de rentrée, l’organisme de représentation associatif des secteurs social, médico-social et de la santé a dénoncé les baisses de financement des associations.
« Les Français expriment fortement des sentiments d’incertitude, d’inquiétude, de fatigue et de colère. Ils demandent des changements. » Lors de sa traditionnelle conférence de presse de rentrée, jeudi 17 septembre 2026, l’Uniopss, qui fédère les associations du social, du médico-social et de la santé, exprime un sentiment de grande lassitude. Par la voix de son président, Daniel Goldberg, l’Uniopss revendique « des solutions effectives et efficaces, co-construites, notamment avec les acteurs de terrain. »
Fragilisation des associations
L’association assume aujourd’hui un changement de ton. Rappelant les propos qu’il tenait lors du dernier congrès de l’association, au printemps dernier. « L’Uniopss a épuisé sa dose de patience et de retenue habituelles. J’assume donc aussi un changement de ton que nous devons avoir, notamment vis-à-vis des autorités publiques. »
En tant que représentant associatif, Daniel Goldberg s’insurge du sort réservé aux associations par le gouvernement, et de leur fragilisation économique notamment par des baisses des subventions ou des gels des budgets… Pour lui, « affaiblir ainsi financièrement ou juridiquement les associations, c’est fissurer les fondements de la République. Les associations des solidarités et de la santé ne sont pas un problème : elles font partie de la solution. »

Lucrativité
Second axe fort de cette conférence : l’explosion des acteurs à but lucratif. Les échanges ont notamment porté sur la lucrativité de secteurs historiquement associatifs comme les crèches et les maisons de retraite. Daniel Goldberg dénonce à ce sujet des « poches de rentabilité » financées par l’argent public. « Ils viennent sur un marché qui est en partie solvabilisé par des dotations publiques. » L’Uniopss plaide donc pour une régulation renforcée de ces structures.
Pilier de la République
Par ailleurs, l’association a dévoilé lors de la conférence de presse un manifeste intitulé « Une France solidaire pour une France forte », adressé au futur président de la République. L’une des thématiques abordée est la protection sociale, considérée comme « l’un des piliers de notre pacte républicain. Depuis plus de quatre-vingts ans, la Sécurité sociale protège les citoyens face aux aléas de la vie, réduit les inégalités et contribue à la cohésion sociale de notre pays. (…) Il est essentiel de réaffirmer le modèle universel de notre protection sociale. Et de trouver de nouvelles sources de financement pour consolider la Sécurité sociale. »


























