Accueil Santé Pilule contraceptive au désogestrel : alerte sur un risque rare de méningiome

Pilule contraceptive au désogestrel : alerte sur un risque rare de méningiome

Le risque, très faible, de méningiome augmente avec la durée d’utilisation de la pilule et après 45 ans. © 123RF

L’Agence du médicament informe les femmes prenant une pilule contraceptive à base de désogestrel sur le risque de méningiome, une tumeur qui se développe autour du cerveau. Néanmoins, ce risque est faible.

Les femmes sous pilule contraceptive à base de désogestrel 75 microgrammes vont recevoir un courrier personnalisé de l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM). En cause : un risque, très faible, de méningiome, qui augmente avec la durée d’utilisation et après 45 ans. Pas question pour autant d’arrêter sa contraception sans avis médical.

Quelles pilules sont concernées ?

Environ 1,6 million de femmes prennent une pilule à base de désogestrel à 75 microgrammes, un progestatif utilisé seul. Les marques concernées sont : Optimizette®, Cerazette®, Antigone®, Elfasette® … et leurs génériques. En septembre 2026, l’ANSM renforce son information auprès des femmes qui les utilisent en le mentionnant maintenant dans les effets secondaires.

Qu’est-ce que le méningiome ?

C’est une tumeur de la paroi (les méninges) qui enveloppe le cerveau et la moelle épinière. Attention, ce n’est pas une tumeur au cerveau.

Dans la majorité des cas elle est non-cancéreuse donc considérée comme bénigne, mais sa localisation ou sa taille peuvent entraîner des symptômes neurologiques.

Les symptômes qui doivent alerter sont des maux de tête, des troubles visuels, du langage, de l’équilibre et très exceptionnellement des convulsions.

Que doit-on faire ?

Si vous prenez une pilule à base de désogestrel, surtout n’arrêtez pas le traitement. Un arrêt brutal pourrait entraîner une grossesse non désirée.

Le mieux est de consulter, votre gynécologue, une sage-femme ou votre médecin traitant, pour éventuellement envisager un autre moyen de contraception. Ce n’est pas la peine de faire une IRM du cerveau. Sauf si on a des symptômes, par précaution. Mais les symptômes ne signifient pas obligatoirement la présence d’un méningiome. Il faut en discuter avec votre médecin.

Cependant, après 45 ans, « la pertinence du maintien d’une contraception par désogestrel doit faire l’objet d’une attention particulière », indique l’ANSM.

A noter : selon les données de l’étude, l’excès de risque de méningiome n’est plus observé un an après l’arrêt du désogestrel.