On les voit de plus en plus sur les trottoirs : trottinettes, vélos électriques, hoverboards et autres gyropodes… Mais attention, ce ne sont pas des jouets, et la prudence s’impose.

Les moyens de transport électriques font désormais partie de notre paysage urbain. Que ce soit pour des raisons écologiques, pratiques ou économiques, les citadins en sont de plus en plus friands. Et grâce aux offres en libre-service, ils se démocratisent.

A chacun son style

Appelés « micromobilités électriques », ces moyens de transport conviennent
à tous les âges, à condition de respecter les règles de sécurité. « J’ai adopté le vélo électrique pour me déplacer en ville, explique André, soixante-neuf ans. C’est facile pour faire des courses. » Quant à Elodie, quarante-deux ans, elle utilise sa trottinette électrique pour se rendre à son travail : « J’ai divisé mon temps de trajet par trois ! » D’autres engins comme le gyroroue ou gyropode séduisent plutôt les trentenaires. Il s’agit, pour le premier, d’une roue avec des cale-pieds de chaque côté, qui permet d’avancer tout en restant debout. Pour le second, de roues surmontées d’un manche et d’un guidon qui avancent en fonction de votre inclinaison. Attention, avant de se lancer, il faut apprendre à les utiliser, et pratiquer un peu en zone protégée.

Assurance et prudence

Bien que pratiques, ces moyens de transport ne sont pas sans danger.
Ils roulent en moyenne à 6 km/h, sauf le vélo et la trottinette qui atteignent jusqu’à 20 km/h. Tous nécessitent un bon équipement de protection : casque, gants, protège tibia et poignets et gilet réfléchissant pour être visible, de jour comme de nuit. Les accidents les plus fréquents sont les blessures à la tête, les fractures, des entorses et contusions. Et les piétons ne sont pas épargnés ! Les vélos électriques (ou pas) sont interdits sur les trottoirs.
Les autres engins sont tolérés à vitesse modérée mais interdits (pour l’instant)
sur les pistes cyclables. Certaines villes les interdisent sur les trottoirs sous peine de PV. En raison d’un vide juridique du Code de la route, une réflexion est en cours du côté du ministère des Transports, pour encadrer leurs autorisation de circuler. L’assurance en responsabilité civile est obligatoire pour les éventuels dommages causés à des tiers. Renseignez-vous auprès de votre assurance : certains contrats habitation couvrent aussi les engins électriques. Les prix : ils ont tendance à exploser ! Le produit phare reste
la trottinette électrique, il s’en est vendu plus de 30 000 en 2017. Comptez en moyenne 400 € (mais le prix peut aller jusqu’à 1 000 €, tout dépend de l’autonomie de la batterie), 500 € pour un gyroroue, idem pour un gyropode et un hoverboard (deux roues avec un repose-pieds au milieu).

A noter : la location en libre-service est la meilleure solution du marché.