
C’est officiel : le remboursement des protections périodiques réutilisables sera effectif à la rentrée universitaire prochaine. Il concernera 6,7 millions de femmes.
Les protections périodiques réutilisables seront prises en charge pour les femmes de moins de 26 ans et les bénéficiaires de la complémentaire santé solidaire (C2S), quel que soit leur âge.
Annoncée le 16 avril par les ministres de la Santé Stéphanie Rist et de l’Egalité entre les femmes et les hommes, Aurore Bergé, la mesure est désormais publiée au Journal officiel (JO).
Les modalités de remboursement
Enfin, les personnes les plus précaires pourront se protéger de leurs règles à moindre coût. Elles pourront bénéficier « chaque année, de la prise en charge ou du remboursement de deux produits de protection périodique réutilisables ». Les assurées de moins de 26 ans seront remboursées à hauteur de 60 % par l’Assurance maladie. Les mutuelles pourront compléter. Les bénéficiaires de la C2S bénéficieront d’une prise en charge à 100 %. Les modalités de délivrance n’ont pas encore été détaillées. La mesure doit concerner 6,7 millions de personnes. Le remboursement concernera les produits commercialisés dans les pharmacies.
Lutter contre la précarité menstruelle
Qu’est-ce que la précarité menstruelle ? Selon le Fonds des Nations unies pour la Population (FNUAP), la précarité menstruelle désigne « les difficultés de nombreuses femmes et filles à se payer des protections hygiéniques à cause de leurs faibles revenus ». En France, c’est près de 4 millions de personnes qui vivent dans la précarité mensuelle.
L’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) est chargée de rédiger un cahier des charges. Sur cette base, les fabricants pourront faire référencer leurs protections périodiques réutilisables.
Du côté des associations qui luttent contre la précarité menstruelle, c’est une très bonne nouvelle.
Pour l’association Règles élémentaires, « Reconnaître les règles comme un enjeu de santé publique, garantir des soins et des protections saines pour chacune et se rassembler autour d’une même notion : la justice menstruelle est une avancée ».
« Cette mesure concrète, attendue depuis longtemps, marque une avancée majeure de notre modèle social, en soutenant à la fois le pouvoir d’achat et des pratiques plus durables », souligne Stéphanie Rist.

























