
Les syndicats de médecins libéraux appellent à une grève partout en France, entre le 5 et le 15 janvier. Ils dénoncent des mesures votées dans le budget de la Sécurité sociale qu’ils qualifient de véritable « attaque » contre leur secteur.
Le budget de la Sécurité sociale ne passe toujours pas. Surtout auprès des syndicats de médecins libéraux. Leur grève pourrait être très suivie. Ce sont les généralistes qui seront les plus mobilisés en début de semaine, puis les spécialistes dans les prochains jours.
Pourquoi les médecins sont-ils en colère ?
Les syndicats de médecins de ville et de cliniques fustigent le nouveau budget de la Sécurité sociale voté définitivement le 16 décembre dernier. Ils dénoncent des « mesures répressives » visant à « étouffer » la médecine libérale.
Le dossier médical partagé (DMP) a concentré toutes les colères, car l’article 85 instaurait des sanctions financières contre les praticiens n’utilisant pas le DMP (très peu y ont recours). Cette mention a été supprimée fin décembre. Mais les soignants estiment que « le DMP, en l’état, est peu ergonomique et d’une utilité limitée ».
Les médecins libéraux entendent aussi dénoncer le contrôle accru des prescriptions d’arrêts de travail ou des mesures permettant aux autorités de baisser « de façon autoritaire » les tarifs de certains actes, en « contournant » le dialogue social.
En résumé, les praticiens craignent la restriction de leur liberté d’installation et critiquent une politique de plus en plus contraignante pour leur métier.
A quoi faut-il s’attendre ?
Certains cabinets seront fermés, tout simplement. D’autres assureront les urgences. Certains praticiens feront une « grève administrative », refusant par exemple de transmettre des données à l’Assurance maladie.
Des opérations en clinique privée seront déprogrammées ou reportées. Car les chirurgiens vont alléger leur programme, dès le début de la semaine.
Les patients déjà hospitalisés continueront d’être soignés. Mais les personnes arrivant aux urgences ou à la maternité seront, sauf urgences vitales, « transférées vers l’hôpital public », selon les syndicats. La grève pourrait ainsi surcharger l’hôpital public, déjà en tension avec les épidémies d’hiver.
Possibilités de « réquisition »
La ministre de la Santé, Stéphanie Rist, dit assurer la permanence des soins avec les agences régionales de santé (ARS) et a annoncé des « réquisitions » de professionnels, s’il le fallait.
Elle prendra ses « responsabilités pour que nos concitoyens puissent être soignés. Tout en respectant la possibilité de faire grève pour les professionnels ».
A noter : manifestation nationale à Paris le samedi 10 janvier à 13 heures.


























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