En France, la loi considère que tout le monde est donneur d’organes par défaut. Si vous êtes contre, il faut vous inscrire au registre national des refus.

La 16e édition de la « Journée nationale de réflexion sur le don d’organes et la greffe », le 22 juin permet de réfléchir à ce sujet douloureux et d’en parler à vos proches.
En France, la loi considère que tout le monde est donneur d’organes par défaut : ne pas s’inscrire au registre national des refus, c’est accepter de donner ses organes.

La loi et la pratique

D’un côté, il y a la loi et de l’autre le moment délicat où il faut prendre une décision. Dans les faits, avant d’entreprendre un prélèvement, les équipes médicales consultent toujours les proches du défunt pour s’assurer qu’il n’avait pas manifesté d’opposition au don ou qu’il avait confirmé son accord pour le don d’organes. Dans plus d’un tiers des cas, les proches, lorsqu’ils sont consultés, témoignent du refus de la personne défunte, souvent sans connaître sa position.

Dans un contexte de pénurie croissante des greffons, le principe de consentement présumé est salué par le corps médical et les associations. En effet, critiquée au début (on a parlé de  « prélèvement sauvage »), cette loi vise à libérer la parole sur ce sujet délicat et à échanger avec sa famille, ses proches pour que le prélèvment ne soit « pas vécu comme une violence », explique la Fédération nationale des associations (Fnair) qui a soutenu cette loi.

Le registre national des refus

La loi prévoit, si on est contre le don d’organe, de s’inscrire de son vivant sur le registre automatisé des refus de prélèvement. Mais 7%  seulement des Français connaissent l’existence de ce registre. En trente ans, moins de 100 000 personnes y ont eu recours.
Pour la Fnair « ce projet d’évolution de la loi, en offrant une nouvelle opportunité d’exprimer de son vivant son refus du don et en faisant comprendre aux proches l’importance de respecter sa volonté, va dans le bon sens ».

A partir du 1er janvier 2017, un décret du Conseil d’Etat fixera les modalités de refus. En savoir plus sur le site dondorganes.fr.

En France en 2015, le nombre total de malades inscrits sur les listes d’attente pour être greffé était de 21 464.

Seulement 5 746 d’entre eux ont eu une greffe. Ce chiffre a augmenté de 7% par rapport à 2014.