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Cosmétiques à paillettes : attention au dioxyde de titane 

«Poussière d’étoiles», « Poudre d’or », « Bronzer shimmer irisé », « Lait soin sublimant nacré »… Une étude publiée le 18 décembre par l'association Avicenn alerte sur la dangerosité de nanoparticules retrouvées dans des produits cosmétiques scintillants.
« Poussière d’étoiles », « Poudre d’or », « Bronzer shimmer irisé », « Lait soin sublimant nacré »… Une étude publiée le 18 décembre par l’association Avicenn alerte sur la dangerosité de nanoparticules retrouvées dans des produits cosmétiques scintillants. © 123RF

Les cosmétiques aussi se mettent en quatre pour nous faire briller de mille feux en cette période de fête. Mais, le dioxyde de titane présent en quantité non négligeable dans ces produits serait potentiellement dangereux pour la santé.

Laits, poudres, fards à paupières scintillants, beaucoup de ces cosmétiques contiennent des produits dangereux pour la santé, note l’Association de veille et d’information civique sur les enjeux des nanosciences et des nanotechnologies (Avicenn) qui alerte sur la présence de nanoparticules de dioxyde de titane (TiO₂), un ingrédient soupçonné d’être cancérogène, de provoquer des allergies, des irritations oculaires et des voies respiratoires.

Que reproche-t-on au dioxyde de titane ?

Ces nanoparticules (qui font entre 25 et 50 nanomètres, une taille infime qui leur confère l’effet irisé et scintillant recherché par ces maquillages), sont susceptibles de « pénétrer très profondément les poumons où elles peuvent entraîner des inflammations. Or 9 produits sur les 10 testés se présentent sous forme de spray ou de poudre et sont donc inhalables », indique l’Avicenn. Ce risque concerne les usagers et usagères au quotidien de ces cosmétiques, mais aussi les personnes travaillant à la fabrication de ces produits. L’association compte saisir l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) sur le sujet.

Avicenn a également sollicité la Commission européenne et le Comité européen scientifique pour la sécurité des consommateurs, afin qu’ils puissent s’emparer du sujet au niveau européen. « On est vraiment partisans du principe de précaution, au vu des risques pour la santé des consommateurs et des travailleurs qui sont dans les ateliers où l’on fabrique ces poudres », plaide Mathilde Detcheverry, porte-parole de l’association.