Les deux épisodes caniculaires de l’été 2019 ont fait près de 1 500 décès de plus que la moyenne, a annoncé la ministre de la Santé, Agnès Buzyn. 567 lors de la première vague de chaleur, fin juin-début juillet, et 868 lors du deuxième épisode, fin juillet.

La France a dû faire face à deux épisodes caniculaires intenses, cet été. En tout, 18 jours où la chaleur a dépassé des records en France. La ministre de la Santé, Agnès Buzyn, invitée de France Inter, le 8 septembre, a dressé un premier bilan. 1435 décès supplémentaires dus à la canicule ont été enregistrés. 567 lors de la première vague de chaleur (du 24 juin au 7 juillet) et 868 lors de la deuxième (du 21 au 27 juillet). Toutes les classes d’âge ont été impactées par cette surmortalité. Les personnes âgées mais aussi des jeunes et des adultes.

Monde du travail, transport : peut mieux faire

Les épisodes de canicule vont se renouveler et s’intensifier, ces prochaines années. Donc, « la société doit vraiment s’approprier ce problème de canicule dans son fonctionnement quotidien », a expliqué la ministre qui précise que l’on compte « une dizaine de décès dans le monde du travail, surtout dans le Btp, la restauration, l’agriculture ».

Elle en a profité pour saluer la prévention et le travail des personnels soignants qui ont pris en charge les personnes âgées dans les Ehpad. Mais doit-on se réjouir de ces « seulement » 1500 décès, s’interroge l’Association des directeurs au service des personnes âgées (AD-PA), qui a maintes fois rappelé la nécessité d’aller plus loin en renforçant prévention, lutte contre l’isolement et accompagnement quotidien des personnes âgées, tant à domicile qu’en établissement. « Il importe donc, comme l’ont fait nos voisins européens, de mettre en place une véritable prestation autonomie pour augmenter le temps passé auprès des personnes âgées au quotidien, en établissement et à domicile ».

Pour mémoire, la canicule de 2003, avait fait 15 000 morts supplémentaires. À l’époque, la canicule avait duré 20 jours.