L’été est la période idéale pour apprécier la sieste, véritable repos réparateur. Mode d’emploi pour en faire un atout santé.

Cassons le mythe : faire la sieste, ce n’est pas de la paresse ! Les bienfaits de ce repos diurne sont prouvés scientifiquement. D’autant que, actuellement, les Français dorment moins de 7 heures par nuit, ce qui n’est pas assez. La sieste permet de lutter contre la somnolence, la baisse de performances, la morosité, la douleur, la fragilité immunitaire, le stress, et à se protéger du surpoids et du risque cardiovasculaire, d’après Santé publique France.

Les bonnes pratiques

Combien de temps ?

Première règle : si l’envie d’une sieste se fait sentir, ne tardez pas, traîner compromet l’endormissement. Les spécialistes recommandent de ne pas excéder trente minutes de sieste (vingt minutes serait l’idéal), ce qui garantit un réveil facile et rapide et ne perturbe pas le rythme général du sommeil. Toutefois, pour les personnes qui n’auraient que très peu dormi la nuit précédente, qui ont une mauvaise qualité de sommeil ou qui ont accumulé trop de fatigue, une sieste de une heure trente serait réparatrice.
En revanche, le petit somme de cinq minutes, que l’on appelle aussi « sieste éclair » ou « flash » n’est pas très concluant.

Quand ?

Le mieux est de se reposer entre midi et 15 heures, quand la vigilance de l’organisme baisse naturellement. Il est recommandé de laisser au moins
six heures entre la sieste et le coucher.

Où ?

On opte pour un endroit calme, sombre et confortable. On abandonne les appareils électroniques et leur lumière bleue. Une banquette, un canapé ou un fauteuil incliné suffisent, et on n’oublie pas d’actionner un réveil pour éviter de dormir trop longtemps. Sachez que plus on fait la sieste et plus il sera facile de la faire.Pour les personnes qui souhaitent juste se reposer sans dormir, d’autres solutions existent, comme la relaxation ou la méditation.

La sieste au bureau : un tabou

Une étude OpinionWay révèle que 80 % des actifs ressentent de la fatigue pendant leurs journées de travail. Mais seuls 12 % des responsables d’entreprises se disent ouvertement favorables à la sieste, considérée
par la plupart d’entre eux comme une perte de temps. Pourtant, d’après l’étude, elle permettrait d’augmenter la productivité et la créativité des travailleurs ainsi que la mémoire et donc la concentration. A bon entendeur !

A lire : Sauvés par la sieste, de Brice Faraut, éd. Actes Sud, 20 €.