Tout n’est pas rose au pays des prématurés, mais on note de réelles avancées, selon le dernier rapport de l’Inserm.

Les séquelles sont plus ou moins importantes, selon le degré de prématurité, d’après l’enquête Epipage 2 de l’Inserm, publiée dans le British Medical Journal. Mais la prise en charge est meilleure depuis quelques années.

Nés trop tôt…

Les bébés qui naissent à 25 semaines sont considérés comme de grand prématurés et les séquelles peuvent être importantes. Près de la moitié d’entre eux connaîtront des difficultés de développement de la motricité, ou des troubles sensoriels (vision ou audition), et des difficultés cognitives, contre seulement 12 % chez les enfants modérément prématurés, c’est-à-dire nés à 30 semaines. A partir de 34 semaines, la prématurité est considérée comme mineure et les séquelles moindres.

En France et dans de nombreux pays développés, le taux de naissances prématurées est en hausse ces dernières années.

Inserm

Une meilleure prise en charge

Autre enseignement de l’étude de l’Inserm, de réelles avancées ont fait progresser la prise en charge. Le lait maternel, par exemple, joue un rôle important, il agit comme un « médicament », relatent les auteurs, et contribue au bon développement de l’enfant. Depuis quelques années, on intègre les parents aux soins prodigués « par exemple le peau à peau : le bébé est beaucoup mieux entre les seins de sa maman, sur son ventre, il se stabilise. Avec le peau à peau on a beaucoup progressé ».

D’autre part, on sait aujourd’hui que le cerveau est encore en pleine évolution, et si l’on repère tôt les difficultés des prématurés, surtout durant leur scolarisation, on peut contribuer à un bon épanouissement de l’enfant (soutien scolaire, séances d’orthophonie…). Or, c’est là que réside le véritable problème, car souvent ces aides sont chères et pas ou peu remboursées : « 20 % à 40 % des enfants avec des difficultés sévères ne bénéficient pas de soutien », d’après l’étude.