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Rentrée scolaire : des fournitures encore jugées dangereuses

Neuf fournitures sur 31 analysées dépassent les seuils chimiques autorisés. © 123 RF
Selon la DGCCRF, près d’un produit contrôlé sur deux contenait des substances chimiques au-delà des seuils autorisés. © 123RF

Stylos, colles, gommes : la DGCCRF alerte sur des produits contenant des substances nocives. 9 fournitures sur 31 analysées dépassent les seuils chimiques autorisés.

Dans les trousses des enfants ou dans leurs cartables, certains produits peuvent présenter des risques pour leur santé. A ce sujet, une mise en garde a été faite par la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF). « Matières plastiques, caoutchouc, métal, substances chimiques… Les fournitures scolaires (stylos, marqueurs, correcteurs, gommes, colles) sont composées de matériaux divers et de substances pouvant être nocives. »

Dans un communiqué publié à la veille de la rentrée, l’administration alerte en effet sur ces dangers. « Par contact cutané ou oculaire, inhalation ou voie orale (par exemple, via le mâchouillage de stylos), les fournitures scolaires peuvent exposer les jeunes consommateurs à des substances pouvant être nocives et dangereuses. »

Près d’une fourniture sur deux contrôlées « non conforme »

En effet, sur les 31 fournitures analysées en laboratoire en 2023 et 2024, 14 produits ont été jugés non conformes. Et 9 sont considérés comme dangereux. Certains stylos, colles ou correcteurs contenaient des substances chimiques au-delà des seuils autorisés. « Ainsi, des gommes, des stylos, des marqueurs et surligneurs, des colles et des liquides et stylos correcteurs contenaient des substances chimiques en quantités supérieures à la limite réglementaire. »

D’autres présentaient des défauts d’étiquetage. « Comme des pictogrammes de danger d’une taille inférieure à celle imposée par la loi ou encore l’absence de mentions de danger. Les consommateurs pouvaient ignorer que certains de ces produits pouvaient être classés comme irritants oculaires ou sensibilisants cutanés », souligne la DGCCRF. En Île-de-France, plus de 66 000 surligneurs et 18 000 stylos correcteurs ont ainsi été retirés du marché.

Fausses promesses écologiques

Les contrôles portaient également sur les promesses écologiques de plus en plus présentes sur les emballages. « Les agents ont profité de leurs visites pour vérifier la loyauté des allégations. Notamment environnementales (…) qui font écho aux préoccupations croissantes des consommateurs en la matière. » Une colle affichait par exemple le terme « biodégradable », pourtant interdit. Certaines gommes se prétendaient « sans PVC ni plastifiant » et « exemptes de substance nocive », sans fondement vérifiable. « Une attention particulière peut être portée aux allégations très générales ou trop attrayantes (“écologique”, “sans danger”, etc.) », insiste l’organisme. Au total, 39 avertissements, 15 injonctions et 3 procès-verbaux ont été réalisés.