Dans un rapport publié en mai, l’Oms recommande l’arrêt du tabac et l’activité physique pour prévenir les neurodégénérescences. 

50 millions de personnes sont atteintes de démence dans le monde. Ce problème de santé publique progresse rapidement. Selon l’Organisation mondiale de la santé, près de 10 millions de nouveaux cas sont enregistrés chaque année et ce nombre devrait tripler d’ici à 2050. Si ce déclin cognitif, comme la maladie d’Alzheimer ou la maladie de Parkinson, ne peuvent être guéries, des actions de prévention peuvent retarder ou ralentir leur survenue ou leur progression. Le 14 mai, l’Oms a publié des recommandations en ce sens.  

En médecine, la démence définit la perte sérieuse ou la réduction des capacités cognitives, suffisamment importante pour altérer l’autonomie de la personne. Elle se traduit par une dégradation de la mémoire, du raisonnement, du comportement et de l’aptitude à réaliser les activités quotidiennes. Comme le souligne le rapport de l’Oms « la démence est l’une des principales causes d’incapacité et de dépendance parmi les personnes âgées et elle peut avoir des effets dévastateurs sur la vie des patients, de leurs soignants et de leurs familles ». 

Style de vie

Le principal facteur de risque de la démence est l’âge. Pourtant, le déclin cognitif ne constitue pas pour autant une conséquence naturelle ou inévitable de la vieillesse. Ainsi, « plusieurs études récentes révèlent un lien entre le développement des troubles cognitifs et de la démence et les facteurs de risque liés au style de vie, comme l’inactivité physique, le tabagisme, les régimes alimentaires peu équilibrés et la consommation nocive d’alcool », précise l’Oms dans son rapport. C’est pourquoi, l’organisation recommande la pratique d’une activité physique, l’arrêt du tabac et de la consommation excessive d’alcool ou encore l’adoption du régime alimentaire méditerranéen. Celui-ci se caractérise par la consommation en abondance de fruits, légumes, légumineuses, céréales, herbes aromatiques et d’huile d’olive; et éviter de manger trop souvent du poisson et de la viande. D’autant plus que « certaines affections, comme l’hypertension, le diabète, l’hypercholestérolémie, l’obésité et la dépression sont associées à un risque accru de démence », souligne l’Oms. 

Ces recommandations, auxquelles on peut ajouter l’importance de l’activité sociale et la gestion de son poids, sont des effets bénéfiques sur la prévention du déclin cognitif et sur la santé générale.  

Alexandra Luthereau