Comment mieux dépister le cancer du sein, et diminuer la mortalité des femmes ? Tel est tout l’enjeu de la grande enquête européenne MyPeBS, lancée depuis le mois d’août. En France, 20 000 femmes sont recherchées pour y participer pendant six ans. Objectif ? Proposer une alternative au dépistage biannuel.

Faut-il changer le dépistage du cancer du sein et l’adapter au risque de chacune ? Est-ce plus efficace pour limiter le nombre de tumeurs détectées à un stade avancé ? Baptisée MyPeBS, cette étude européenne a pour objectif de répondre à ces questions et d’apporter des solutions concrètes aux problèmes soulevés par le dépistage actuel : part de faux-positifs, risque de sur-diagnostic et de sur-traitements, expositions répétées inutiles à des rayonnements ionisants, cancers de l’intervalle, etc.

Vers un dépistage personnalisé ?

La coordination de cette étude est assurée par Unicancer et la fédération des centres de lutte contre le cancer. Elle concernera dans les six années à venir, 85 000 femmes en Europe dont 20 000 en France (dans 30 départements), sur la base du volontariat ou après invitation par un centre de dépistage.

Pour participer, il faut être âgée de 40 à 70 ans, ne pas présenter de mutations génétiques les plus courantes et n’avoir jamais été malade du cancer. Les participantes seront en effet divisées en deux groupe, l’un qui dispensera le dépistage biannuel et l’autre la méthode personnalisée.

« Si nous parvenons à prouver la pertinence médicale du dépistage personnalisé, son acceptabilité par les femmes, sa soutenabilité économique, alors MyPeBS permettra d’unifier les pratiques européennes dans une large refonte du dépistage du cancer du sein », Dr Suzette Delaloge, oncologue à l’institut Gustave Roussy, Villejuif, et coordinatrice de MyPeBS .

Si vous voulez participer, c’est ici.