
Face à l’épidémie de méningite B qui sévit dans le sud-est de l’Angleterre et suite au décès d’une personne en France, rappelons que la vaccination est la meilleure façon de se prémunir contre cette bactérie potentiellement mortelle.
La région du sud-est de l’Angleterre, notamment à Canterbury, est touchée par une épidémie de méningite B. Deux jeunes adultes sont décédés. En France, un cas lié a été identifié par les autorités sanitaires chez une personne de retour d’Angleterre. Le patient a été hospitalisé et son état est stable. Un décès est à déplorer également à Cherbourg, sans lien avec l’Angleterre. Aujourd’hui, aucune épidémie n’est actuellement identifiée en France. Mais la vaccination reste la meilleure prévention.
Méningite : très contagieuse
La méningite est une infection des méninges, dans 80 %, virale, sans gravité et qui guérit sans traitement. Mais elle peut être bactérienne. Et dans ce cas, cela nécessite un traitement en urgence, car en provoquant une septicémie, c’est-à-dire une infection du sang, elle peut être mortelle.
La méningite à méningocoques est la forme la plus grave des méningites. Elle est due à une bactérie, Neisseria meningitidis, principalement de sérogroupes A, B, C, W et Y. En France, les principaux sérogroupes sont le B et le C.
Les bactéries peuvent se transmettre très facilement par voie aérienne ou par la salive. Cette infection concerne particulièrement les nourrissons et les jeunes adultes. Imprévisible et foudroyante, cette maladie peut engendrer la mort en moins de 24 heures, sans prise en charge rapide. Correctement traitée, la mortalité reste de 10 %.
Environ 20 % des patients développent par ailleurs des séquelles à long terme, telles que des handicaps ou une surdité.
Au moindre symptôme : réagir rapidement
La méningite, en particulier dans sa forme bactérienne, peut évoluer très rapidement. Quatre symptômes principaux doivent alerter : une raideur de la nuque, de violents maux de tête, une sensibilité accrue à la lumière et, dans certains cas, l’apparition de taches violacées sur la peau.
Ces signes peuvent suspecter une infection invasive à méningocoque. Au moindre doute, il faut contacter en urgence son médecin traitant ou le 15.
La vaccination est efficace
Depuis le 1er janvier 2025, la vaccination contre les méningocoques ACWY est obligatoire chez tous les nourrissons nés à compter du 1er janvier 2023, y compris ceux déjà vaccinés contre le méningocoque C.
Depuis le 1er janvier 2025, la vaccination contre le méningocoque B est devenue obligatoire pour tous les nourrissons nés à compter du 1er janvier 2023.
Pour les adolescents, la vaccination ACWY est recommandée de 11 à 14 ans. Cette vaccination peut se réaliser dans le cadre de la campagne nationale de vaccination au collège de façon concomitante avec la vaccination contre les papillomavirus (HPV). Un rattrapage vaccinal contre les méningocoques ACWY est recommandé pour les adolescents et jeunes adultes âgés de 15 à 24 ans révolus. La vaccination contre le méningocoque B peut être proposée aux adolescents et jeunes adultes âgés de 15 à 24 ans révolus.

























