L’Organisation mondaile de la santé (Oms) dresse un bilan contrasté de la lutte contre la tuberculose dans le monde à la veille de la grande conférence qui se tiendra en décembre en Afrique du Sud.

Il y a de bonnes nouvelles dans la lutte contre la tuberculose dans le monde : une réduction de 47 % de la mortalité depuis 1990, pourtant l’objectif « stopper la tuberculose », que s’était fixé l’Organisation mondiale de la santé (Oms) n’est pas atteint. La maladie a touché 9,6 millions de personnes en 2015 dont 1,2 million (12,5 %) étaient séropositives. Elle tue plus de 4 000 personnes par jour d’après le rapport de l’organisation.

Plus de moyens financiers

Les efforts financiers, sont insuffisants pour espérer éliminer l’épidémie, selon le rapport 2015 de l’Organisation mondiale de la santé (Oms). Certes, le diagnostic et les traitements ont été améliorés et ont sauvé des millions de vie. Mais, pas suffisamment. L’Oms estime qu’il a manqué, en 2015, 2,7 milliards sur les 8 nécessaires au financement du diagnostic, du traitement et de la recherche.

« Le défi est posé par les cas de tuberculose non détectés ou non notifiés. Nous estimons qu’au moins 3,6 millions de cas nous échappent. Nous avons besoin de nouveaux outils, d’autant que le pourcentage de formes de tuberculose multirésistante (MDR-TB) se maintient aux environs de 3 % ou 4 % des cas. » explique l’Oms. Ces formes multirésistantes ont été notée dans 15 pays en 2015.

D’autre part, le vaccin Bcg est devenu obsolète et la lutte contre la tuberculose passe aussi par le développement d’un vaccin plus efficace. Ce qui est fait actuellement, mais il faudra attendre, d’après l’Oms, 2022-2024 pour savoir s’ils sont utilisables en pratique courante.

A plus d’un mois de la grande conférence sur la tuberculose qui se déroulera en Afrique du Sud, tous ces sujets restent sensibles.