Les médecins hospitaliers étaient en grève le 26 septembre. En cause : leur temps de travail et une non-revalorisation de leurs carrières.

Les praticiens hospitaliers étaient en grève le 26 septembre à l’appel de plusieurs syndicats. Une mobilisation « massive et historique », d’après ces derniers. Mais la continuité des soins sera assurée. Certaines opération non urgentes seront déprogrammées.

Objectif de cette mobilisation : rendre l’hôpital à nouveau attractif pour les médecins, grâce à une meilleure appréciation de leur temps de travail et une revalorisation de leurs carrières.

60 heures de travail par semaine

Pour ce qui est du temps de travail : « Il est censé ne pas dépasser les 48 heures hebdomadaires, il se rapproche plutôt des 60 heures », remarquent les représentants syndicaux qui dénoncent également un « flou réglementaire » autour du temps de garde. Ils réclament que 20 % du temps de travail soit réservé aux activités qui ne sont pas effectuées auprès du patient, comme la recherche. Mais surtout de la clarté sur l’organisation du temps de travail des médecins.

Quant à la rémunération, la « revalorisation substantielle de l’indemnité d’engagement de service public exclusif », qui est actuellement de 487 euros par mois, ou encore de meilleurs salaires en début et en fin de carrière sont sur la liste des réclamations.

Mais « la pénurie médicale fait de plus en plus de ravages », constate le Dr Yves Rebufat dans le Quotidien du médecin du 26 septembre. « En anesthésie, spécialité très perturbée par une démogaphie chancelante, dimensionner l’équipe médicale est un enjeu majeur. »

L’année dernière, la ministre de la Santé Marisol Touraine avait présenté un plan de 250 millions d’euros pour l’hôpital, mais sa mise en œuvre se fait toujours attendre, déplorent les syndicats. De son côté, le ministère assure que le « calendrier sera respecté » et que « les modalités de mise en œuvre (du plan) seront présentées dans les prochains jours ».

Une deuxième journée de mobilisation est prévue le 12 octobre.