Tous ceux qui veulent s’arrêter de fumer pourront profiter du « Moi(s) sans tabac » en novembre, une opération lancée par le ministère de la Santé. Des kits d’aide gratuits seront à disposition dans les pharmacies.

Il n’est jamais trop tard pour arrêter de fumer. D’autant que « Un quart des fumeurs quotidiens a augmenté sa consommation de tabac pendant le confinement, d’après une étude de Santé Publique France, soit cinq cigarettes par jour en plus ».

L’initiative le « Moi(s) sans tabac », lancée par le ministère de la Santé, est l’occasion de relever le défi, c’est-à-dire : de s’arrêter de fumer durant trente jours. L’avae défi commence le 1er novembre. L’idée vient de Grande-Bretagne où les fumeurs sont invités, depuis 2012, à s’arrêter pendant un mois (octobre), voire plus. 

 

Kits d’aide gratuits en pharmacie

D’après les enquêtes de Santé publique France, plus d’un fumeur sur deux souhaite arrêter de fumer, le “ Moi(s) sans tabac ” peut les y motiver. La durée de trente jours a été choisie parce qu’elle multiplie par cinq les chances d’arrêter de fumer définitivement.

Pour aider les volontaires, des kits gratuits, comprenant notamment une brochure de préparation, un agenda de trente jours avec des conseils quotidiens et un disque pour calculer leurs économies sont à leur disposition en pharmacie.

A noter que : les substituts nicotiniques (patchs, gommes, spray…) sont intégralement pris en charge par la Sécurité sociale, depuis le 1er janvier 2019.

L’application Tabac Info Service qui existe depuis 1998 a été revue et corrigée pour l’occasion. A consulter également le site Tabac Info service. Vous pouvez aussi appeler le 39 89.

Le tabagisme, fléau sanitaire

En 2015, on recensait 13,3 millions de fumeurs en France, dont environ 650 000 avaient moins de 18 ans, d’après le Bulletin épidémiologique hebdomadaire (Beh). Le tabac demeure la substance psychoactive la plus consommée quotidiennement en France. L’adolescence est la période privilégiée pour commencer à fumer. En 2015, près des deux tiers des lycéens (61 %) déclaraient avoir fumé au moins une cigarette au cours de leur vie. Bonne nouvelle, ce chiffre est en nette baisse par rapport à 2011 (70 %). Mais le revers de la médaille se situe du côté des jeunes filles : « Les niveaux d’usages du tabac des filles et des garçons n’ont cessé de se rapprocher à la faveur d’une diffusion du tabagisme plus marquée chez les jeunes filles », note le Beh. Le niveau de tabagisme quotidien des adolescentes est, pour la première fois, supérieur à celui des garçons. 

Par ailleurs, près de la moitié des lycéens (48 %) avaient déjà utilisé une chicha (narguilé) et 7 % l’avaient fait sans avoir jamais fumé de cigarette. Les fumeurs quotidiens percevaient le tabac beaucoup plus accessible en 2015 qu’en 2011.
Une très large majorité des fumeurs quotidiens, qu’ils soient mineurs ou majeurs, déclaraient acheter régulièrement
leurs cigarettes chez un buraliste.

79 000 personnes meurent prématurément chaque année en France à cause du tabac.