L’ « aide active à mourir » plébiscitée par la convention citoyenne

Claire Thoury au micro à la Convention citoyenne sur la fin de vie
Claire Thoury a mené les débats de la Convention citoyenne sur la fin de vie, qui ont eu lieu au CESE. ©Aurelien Morissard/POOL/REA

La convention citoyenne instaurée par Emmanuel Macron, début décembre, pour débattre du douloureux sujet de la fin de vie vient de rendre ses conclusions. Elle est largement favorable à une « aide active à mourir ».

Les quelques cent quatre vingt quatre participants à la convention citoyenne sur la fin de vie se sont prononcés pour un changement de la loi Claeys-Leonetti. Après trois mois de débat au sein du Conseil économique et social (CESE), 84 % d’entre eux, se sont prononcés pour une « aide active à mourir ». Ils ont considéré que le « cadre d’accompagnement de la fin de vie » ne répondait pas « aux différentes situations rencontrées ».

184 citoyens ont été tirés au sort et invités à participer au débat sur la fin de vie au Conseil économique e social (CESE)

CESE

Aller vers une « aide active à mourir »

Depuis 2016, la loi Claeys-Leonetti permet une « sédation profonde et continue » pour certains malades jusqu’à leur décès, sans pour autant permettre de provoquer activement leur mort.

Pour une meilleure prise en charge de la fin de vie, les participants ont débattu et répondu à différentes questions :

  • l’accès à « l’aide active à mourir » doit-il être ouvert ? 75 % ont voté « oui », 19 % ont voté « non ».
  • Quelles modalités d’accès à « l’aide à mourir » ? 72 % se sont prononcés en faveur d’un suicide assisté, 66 % en faveur d’une euthanasie.
  • Par ailleurs, 56 % sont favorables à l’ouverture du suicide assisté aux mineurs.

Certaines questions restent en suspens, en particulier celle de la conscience des personnes en fin de vie.

La suite ?

Les citoyens se retrouveront pour la 7ème session les 3, 4 et 5 mars prochains. Les deux sessions suivantes se tiendront les 10, 11 et 12 mars, et 17, 18 et 19 mars (session finale).

Claire Thoury, chargée d’organiser la convention, a précisé que les travaux détaillés seront rendus le 19 mars. Puis, ce sera aux politiques de trancher.