
Le 7 janvier 2015, l’attaque terroriste contre le journal satirique coûtait la vie à 12 personnes. Et allait susciter un élan d’unité populaire inédit pour la liberté de la presse.
Ce matin-là, la France bascule dans l’horreur. Les deux frères Kouachi pénètrent dans les locaux de Charlie Hebdo à Paris. Ils s’apprêtent à commettre un attentat sans précédent contre la liberté d’expression. En quelques minutes, 12 personnes sont abattues, parmi lesquelles des figures de la presse et du dessin comme Wolinski, Cabu, Tignous, Charb ou Honoré. D’autres victimes s’en sortiront, marquées à vie. L’un des survivants, Simon Fieschi, profondément blessé à la fois physiquement et psychiquement, a été retrouvé mort dans une chambre d’hôtel parisienne le 17 octobre dernier. Il avait 40 ans.
Un choc pour le monde entier
Dès la soirée du 7 janvier, des rassemblements spontanés se forment dans toute la France et près du lieu du massacre, rue Nicolas-Appert. Des milliers de personnes se réunissent, bougies à la main, pour se recueillir. L’attentat suscite une telle émotion que l’onde de choc dépasse les frontières. Très vite, un slogan s’impose : « Je suis Charlie ». Trois mots repris partout : sur les réseaux sociaux, les sites internet, dans les rues et les manifestations.
Le 11 janvier, une marche historique regroupe quatre millions de personnes à travers le pays, du jamais-vu depuis la Libération et la victoire des Bleus en 1998. A Paris, des chefs d’Etat du monde entier se joignent au cortège. Dans la foule, des dessins, des messages d’espoir célébrant la liberté de penser. La plupart reprennent des images de crayon en signe de défiance face au terrorisme. Onze ans plus tard, ce triste anniversaire est l’occasion d’honorer la mémoire des victimes, mais aussi de rappeler la place cruciale de la presse indépendante dans l’exercice de la démocratie.
MUSTAPHA, VIVA NE T’OUBLIE PAS
Egalement victime de l’attentat, Mustapha Ourrad, correcteur chez Charlie Hebdo, travaillait aussi pour Viva. Professionnel de l’information, respecté de tous et expert de notre langue, il ne laissait échapper aucune faute d’orthographe, de grammaire ou de syntaxe. La rédaction se souvient de son humilité, de sa discrétion et de sa bienveillance. Nous pensons à sa famille, à ses enfants et à ses proches.



























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