Parmi les populations touchées par le Vih, les adolescents sont le seul groupe pour lequel les chiffres relatifs à la mortalité ne sont pas en diminution, révèle l’Unicef, à la veille de la Journée de lutte contre le sida. Et les adolescentes sont très touchées.

La fin du sida en 2030 ? Pas sûr ! D’après un rapport de l’Unicef, « Le nombre de décès d’adolescents imputables au sida a triplé au cours des 15 dernières années.» Et en Afrique subsaharienne, la région la plus touchée, les filles sont considérablement plus touchées et comptent pour 7 sur 10 des nouvelles infections parmi les 15-19 ans.

La plupart des adolescents ont été infectés dans leur enfance

« Il est crucial que les jeunes qui sont séropositifs au Vih aient accès à un traitement, à des soins et à un soutien », a déclaré Craig McClure, Chef des programmes mondiaux sur le Vih/Sida pour l’Unicef. L’organisation révèle que la plupart des adolescents qui meurent de maladies liées au Vih ont été infectés par le virus pendant leur petite enfance, il y a 10 à 15 ans, à l’époque où un nombre moins important de femmes et de mères vivant avec le Vih recevaient des antirétroviraux pour prévenir la transmission du virus de la mère à l’enfant. Ces enfants ont survécu jusqu’à leurs années d’adolescence, parfois en ignorant leur statut séropositif.

Des progrès dans la prévention

Néanmoins, l’Unicef relève que « depuis 2000, près de 1,3 millions de nouvelles infections ont été évitées, largement en raison des progrès obtenus dans la prévention de la transmission du Vih de la mère à l’enfant. »

En 2014, 3 femmes enceintes sur 5 vivants avec le Vih recevaient un traitement aux antirétroviraux pour prévenir la transmission du virus à leurs bébés. Ceci s’est traduit par une réduction de 60 % des décès liés au sida parmi les enfants de moins de 4 ans depuis 2000. Ces efforts visant à éliminer la transmission du virus de la mère à l’enfant contribueront à modifier l’évolution de l’épidémie pour la prochaine génération d’adolescents.