Epidémie de coronavirus oblige, les malades atteints de bronchopneumopathie chronique obstructive (Bpco), sont en première ligne. Pourtant aucun message d’information ne leurs est destiné. Dans une lettre adressée au ministre de la Santé, ils montent au créneau pour dénoncer le manque de visibilité et de prise en charge de cette maladie, qui touche 4 millions de personnes en France.

Le Covid-19 fait en priorité des dégâts chez les personnes atteintes de maladies pulmonaires et notamment celles qui souffrent de Bpco. Problème ? « La réponse médicale est quasi-inexistante, si ce n’est en réanimation pour les quelques-uns qui seront assez résistants physiquement pour espérer un rétablissement, ce qui n’est pas le cas de 90% des malades au moins », s’insurge l’association France-Bpco dans une lettre adressée au ministre de la Santé, Olivier Véran.

La Bpco, une maladie peu connue

L’association reproche aux autorités sanitaires, l’absence de messages d’alerte à destination de ces malades. Pourtant, la Bpco, pathologie grave et invalidante du système pulmonaire frappe à tout âge.

Elle touche 4 millions de personnes en France, dont 700 000 dans une forme grave. 80% ont moins de 64 ans, et les plus jeunes ont moins de 20 ans. Sa cause principale est le tabac. Deux tiers des malades ignorent qu’ils en sont atteints.

Pour ces patients, l’épidémie de covid-19 est bien plus qu’une maladie, c’est « une menace de mort », d’après l’association France Bpco.

Les messages de France Bpco

France Bpco propose donc d’adopter des mesures d’urgence et des consignes appropriées en direction de ces malades. « La mise à disposition des masques Ffp2 en cours de fabrication doit être réservée, en priorité, aux déficients respiratoires Bpco, âgés ou jeunes dès lors qu’un document certifie de leur affection ».

Sans réponse des autorités sanitaires, l’association pourrait lancer une action en justice pour non assistance de personnes en danger.

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