Le président Emmanuel Macron a annoncé un doublement du congé paternité, qui passera donc de 14 à 28 jours, dès juillet 2021. Sept jours devront obligatoirement être pris par les pères.

Mercredi 23 septembre, le président de la République a annoncé l’allongement du congé paternité qui passera à 28 jours en juillet prochain. Ce congé concerne également les familles homoparentales et s’adresse dans ce cas au deuxième parent.

Une mesure attendue

C’est une mesure espérée depuis longtemps par les associations et recommandée par les professionnels de la petite enfance dans le « Rapport des 1000 premiers jours de l’enfant », remis à Adrien Taquet, secrétaire d’Etat chargé de l’enfance et des familles*. Le but ? Impliquer davantage les pères dès les premiers mois de la vie du nouveau-né, créer du lien, rééquilibrer les tâches familiales et éviter la charge mentale qui pèse sur les mères, mais aussi moins stigmatiser les femmes dans les entreprises, quand elles prennent leur congé maternité.

Rallonger le congé paternité a des effets positifs sur le développement de l’enfant

Quel cadre légal ?

Instauré en janvier 2002, le congé paternité est pris actuellement par 7 pères sur 10. Il est ouvert au conjoint salarié de la mère de l’enfant « ou à la personne salariée liée à elle par un pacte civil de solidarité ou vivant maritalement avec elle ». Actuellement fixé à quatorze jours – trois jours de congé de naissance à la charge de l’employeur et onze financés par la branche famille de la Sécurité sociale –, il passera donc à vingt-huit jours, avec une prise en charge inchangée pour l’employeur. Sept jours devront obligatoirement être pris par les pères. Il prendra effet en juillet 2021.

Ailleurs ?

La France gagne quelques places dans le palmarès européen, devant le Portugal, 25 jours, la Belgique, 10 jours et l’Italie, 7 jours.

Les tenants du titre restent, l’Espagne avec 12 semaines actuellement et qui passera à 16 semaines en 2021, la Suède avec 60 jours, l’Irlande avec 54 jours.

* Rapport de la commission d’experts dirigée par le neuropsychiatre Boris Cyrulnik sur les « 1 000 premiers jours » de l’enfant, remis le 8 septembre. Ce dernier recommandait d’allonger le congé paternité à neuf semaines, fractionnables, au nom des « effets positifs sur le développement de l’enfant ».