L’entreprise grenobloise, Remedee Labs, va prochainement démarrer un essai clinique pour valider une technologie de stimulation des endorphines par ondes millimétriques à usage individuel pour mieux gérer la douleur et améliorer la qualité de vie des personnes atteintes de fibromyalgie. Les équipes ont observé des résultats particulièrement encourageants sur un sous-groupe de patients déclarant souffrir de fibromyalgie.

Afin de confirmer ces résultats et d’offrir ainsi de nouvelles perspectives pour le développement d’un traitement dédié à la prise en charge de la fibromyalgie, cet essai clinique dédié se déroulera dans plusieurs centres spécialisés dans la prise en charge de cette pathologie. Fatigue, troubles du sommeil, douleurs dans les articulations…, la fibromyalgie ou syndrome fibromyalgique provoque plus d’une centaine de manifestations altérant gravement la qualité de vie, avec la douleur chronique diffuse comme symptôme principal. Selon l’expertise collective de l’Inserm, la fibromyalgie toucherait entre 1,4 et 2,2 % des Français, soit environ 1,2 million de personnes. On note une prépondérance féminine soit 4 fois plus de femmes, âgées de 30 à 55 ans. L’origine de cette pathologie n’est pas éclaircie et aucun traitement spécifique n’a démontré son efficacité. Face à l’altération de la qualité de vie du patient, un des enjeux est de réussir à réduire la douleur.

« Gérer efficacement la fibromyalgie constitue, aujourd’hui plus que jamais, un défi prioritaire pour la communauté médicale. Nous avons besoin de nouvelles approches pour traiter cette pathologie complexe et limiter l’impact sur la vie familiale et professionnelle des patients. » explique le Docteur Caroline Maindet, Praticien hospitalier au Centre de la Douleur au CHU de Grenoble

En France, 65 % des personnes atteintes de fibromyalgie déclarent un arrêt de travail au cours des 12 derniers mois. Les relations familiales et sociales peuvent être réellement limitées et les activités de la vie quotidienne perturbées, pouvant mener à l’isolement et au renforcement des inégalités sociales.

Cette nouvelle technologie reposerait sur une stimulation des endorphines. Le poignet offrant une zone fortement innervée, le bracelet stimulerait avec une extrême précision les terminaisons nerveuses en libérant les endorphines. Les premiers essais sont très encourageants mais doivent être confirmer par des expérimentations en partenariat avec plusieurs centres anti douleur en France. L’étude clinique va débuter au deuxième trimestre 2021. Il concernera 150 patients sur une durée de 12 mois.