Avec le télétravail, les salariés prolongent le temps passé sur les écrans. Ce qui peut induire une fatigue oculaire. Comment la prendre en charge ?

Ordinateur, tablette, smartphone, nous utilisons de plus en plus les écrans dans notre vie quotidienne pour travailler ou télétravailler. Cette surconsommation ajoutée à une forte luminosité ou encore à un équipement optique inadapté aux besoins sont autant de facteurs qui peuvent fatiguer les yeux.

Les signes de la fatigue visuelle

L’utilisation prolongée des écrans induit notamment une fatigue visuelle. C’est-à-dire, une altération temporaire du fonctionnement de l’œil, souvent associée à un effort trop important de celui-ci. Elle se manifeste par une sécheresse oculaire, une rougeur des yeux, des larmoiements ou des irritations. Mais, elle peut aussi entraîner des maux de tête, des douleurs oculaires dans ou autour des yeux, une sensation de brûlure ou de picotement.

un défaut visuel mal ou pas corrigé peut être a l’origine d’une une fatigue oculaire chronique. Il est donc essentiel de bien corriger sa vue et d’assurer un bon suivi de sa santé visuelle, en renouveler ses lunettes en cas de besoin.

Pourquoi les yeux se fatiguent-ils devant les écrans ?

Les ophtalmologistes expliquent que cette fatigue est causée par la réduction du nombre des clignements des yeux. Celui-ci empêche en effet le dessèchement de la cornée en favorisant la synthèse du liquide lacrymal. La fréquence de clignement des yeux est réduite par la sollicitation de l’attention mais aussi lorsque l’axe du regard est orienté vers le haut.

Limiter la fatigue oculaire

Pour favorise la synthèse de liquide lacrymal, il est conseillé d’orienter l’axe du regard vers le bas en positionnant par ex le haut de l’écran de l’ordi à la hauteur des yeux.

D’autre part des pauses de 5 minutes toutes les 40 à 60 minutes doivent être réalisées. Concernant la luminosité de l’écran, un affichage sur fond clair est moins fatigant pour la vue. Il est également utile de réduire la climatisation, qui assèche l’air ambiant et de normaliser le taux d’humidité dans l’air entre 40 et 60% à l’aide d’un humidificateur. Le défaut de larmes peut être corrigé par un apport hydrique (boire de l’eau) ou par l’instillation de larmes artificielles

Dans certains cas, une rééducation orthoptique (gymnastique oculaire) peut s’avérer nécessaire.