Sport et épilepsie font bon ménage

La Journée internationale  de l’épilepsie, qui aura lieu le 8 février, est l’occasion de rappeler qu’en France 500 000 personnes en sont atteintes. Le sport est un bon moyen d’améliorer l’état de santé du patient.

L’épilepsie[fn]L’épilepsie est un trouble neurologique cérébral se traduisant par des crises épileptiques, causées par le fonctionnement anormal transitoire de cellules nerveuses cérébrales (des neurones). Ce fonctionnement excessif et simultané des neurones donne pour résultat des décharges « électriques » soudaines, les décharges épileptiques, qui se traduisent cliniquement par les crises épileptiques. Avoir une crise épileptique ne signifie pas nécessairement que l’on souffre d’une épilepsie. Une épilepsie se définit par la survenue de crises répétées.[/fn]est le trouble neurologique le plus fréquent après la migraine. En France, on compte 500 000 personnes atteintes, soit 1 % de la population. La vie de ces patients peut être rendue plus facile grâce au sport, y compris de haut niveau. C’est l’avis de l’association Epilepsie France.

A l’occasion de la Journée internationale de l’épilepsie, le 8 février, Epilepsie France, association nationale de patients reconnue d’utilité publique, a souhaité mettre en lumière des parcours de réussites sportives fabuleux  afin de briser les tabous.

« Il est essentiel que les pratiques sportives se développent pour améliorer la santé et l’équilibre des patients, affirme Laïla Ahddar, présidente de l’association. C’est un défi énorme que nous menons avec acharnement, avec le corps médical. »

Travailler avec les acteurs du monde sportif

Epilepsie France encourage et travaille avec les acteurs du monde sportif, clubs, fédérations, afin que les patients puissent vivre les bienfaits du sport qui s’avère un intégrateur social efficace. Le but ? Surtout pour que la personne ne s’installe pas dans la maladie et n’opère un repli sur soi. La pratique du sport a permis à de nombreux patients de vivre des moments forts pour retrouver confiance en eux et en l’avenir. Car le sport n’a aucune raison d’aggraver une épilepsie, bien au contraire, affirme l’associaiton. On peut même souvent observer la diminution de la fréquence et de l’intensité des crises lors de la pratique.
 
« Les patients souffrant d’épilepsie peuvent pratiquer presque tous les sports. L’attitude sur-protective des patients vis-à-vis d’eux-mêmes, de leurs proches ou de leur médecin n’est donc plus de mise en restreignant l’accès au sport. La communauté médicale est d’ailleurs totalement favorable à la pratique du sport chez les personnes souffrant d’épilepsie » ajoute le Dr Gilles Huberfeld, du département de neurophysiologie clinique, Chu Pitié-Salpêtrière-épilepsie de l’Enfant et plasticité cérébrale et intervenant au sein de l’association.