
Surnommé « gaz hilarant » ou « proto », le protoxyde d’azote est de plus en plus consommé à des fins récréatives, notamment par les jeunes. Une pratique en apparence anodine, mais qui peut entraîner des dommages graves, parfois irréversibles.
Signalements en hausse
En 2023, 472 signalements liés à l’inhalation de protoxyde d’azote ont été enregistrés par les autorités sanitaires, soit 30 % de plus qu’en 2022. Les données montrent une nette augmentation des cas liés à un usage répété et prolongé (plus d’un an). Parmi ces signalements, 92 % font état d’une consommation de doses élevées et de l’utilisation de bonbonnes de grand volume, et 50 % d’entre eux relatent une consommation quotidienne.
14 % des 18-24 ans déclarent avoir déjà expérimenté ce gaz.
Santé publique France
Accro au « proto »
Initialement utilisé en médecine comme analgésique et en cuisine comme propulseur dans les siphons à chantilly, le protoxyde d’azote plaît beaucoup aux jeunes en raison des effets euphorisants et des rires incontrôlables qu’il provoque. Selon Santé publique France, 14 % des 18-24 ans déclarent avoir déjà expérimenté ce gaz. Tous les consommateurs recensés dans l’année ont moins de 35 ans, avec une moyenne d’âge de 25 ans. Les hommes restent majoritaires ; cependant, la part des femmes est en augmentation.
Pas drôle pour la santé !
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