La Semaine du cœur, qui a lieu à Lyon du 26 au 30 octobre, a pour objectif d’informer sur les maladies cardio-vasculaires : initiation aux  gestes de premiers secours, tests gratuits effectués par des médecins sont proposés au public gratuitement.

Pendant la Semaine du cœur, à l’initiative de la Fédération française de cardiologie du val de Rhône, cinq hôpitaux lyonnais proposent des ateliers de secourisme pour apprendre au public les gestes de premiers secours : appeler le Samu (15), faire un massage cardiaque et  utiliser un défibrillateur. Et des médecins, infirmiers, tabacologues et diététiciens pratiqueront des tests gratuitement pour évaluer votre risque cardio-vasculaire (tension artérielle, fréquence cardiaque, cholestérol et glycémie, tests d’effort).

 

Tabagisme, principal facteur de risque

Les maladies cardio-vasculaires, en particulier l’atteinte des artères coronaires à l’origine de l’angine de poitrine et de l’infarctus du myocarde, sont favorisées par un certain nombre de facteurs de risque. Hormis l’hérédité, le sexe et l’âge, on peut agir sur les principaux facteurs et en premier lieu le tabagisme.

Car presque toutes les personnes faisant un infarctus avant 45 ans sont des fumeurs, d’après la Fédération française de cardiologie. Entre 30 et 70 ans, 4 décès suite à des accidents cardio-vasculaires sur 10 sont dus au tabagisme.

D’autre part, il est indispensable de surveiller fréquemment sa tension artérielle. Une élévation permanente de la tension artérielle (ou hypertension artérielle [Hta]), est aussi un risque de développer une maladie cardio-vasculaire. D’autres facteurs de risque méritent d’être pris en compte comme le stress, le diabète, (un excès de sucre dans le sang), l’excès de cholestérol (ou hypercholestérolémie) : une élévation du taux des graisses du Ldl-cholestérol dans le sang représente un facteur de risque déterminant. Un Hdl-cholestérol bas est également un facteur de risque.

L’excès de poids ou l’obésité, la sédentarité sont aussi des ennemis de nos artères.

Les facteurs de risque ne s’additionnent pas, ils se potentialisent, c’est-à-dire qu’ils s’aggravent l’un l’autre, rappelle la Fédération. Par exemple, si vous avez une tension artérielle modérée, une petite intolérance au sucre, un cholestérol moyennement élevé et que vous êtes un petit fumeur, vous êtes beaucoup plus « à risque » que celui qui aura un cholestérol très élevé isolément.

Première cause de mortalité chez les femmes en France, les maladies cardio-vasculaires touchent de plus en plus de femmes jeunes. Ce risque est trop souvent sous-estimé. « Les infarctus du myocarde chez les femmes de moins de 50 ans ont triplé ces quinze dernières années », rappelle le Pr Claire Mounier, présidente de la Fédération française de cardiologie (Ffc).

Enfin, dans le monde, les maladies cardio-vasculaires sont la première cause de mortalité, d’après l’Organisation mondiale de la santé (Oms). On estime à 17,5 millions le nombre de décès imputables aux maladies cardio-vasculaires, soit 31 % de la mortalité mondiale totale. Parmi ces décès, on estime que 7,4 millions sont dus à une cardiopathie coronarienne et 6,7 millions à un accident vasculaire cérébral (Avc). (Chiffres 2012.)